Résultats WWE SmackDown : Cody Rhodes et CM Punk vers WrestleMania, Royce Keys gagne
Le 17 avril 2026, la T-Mobile Arena de Las Vegas accueillait le dernier SmackDown avant WrestleMania 42. Dernier rendez-vous avant le grand week-end, l'émission portait une double mission : vendre les confrontations du samedi et dimanche, tout en offrant de la compétition aux lutteurs écartés de la carte principale. Résultat ? Un show en demi-teinte, qui oscillait entre des séquences en ring franchement solides et des segments verbaux qui ont raté leur cible.
Les promos de Cody Rhodes et CM Punk : trop peu, trop tard
Randy Orton a ouvert les hostilités avec une prise de parole construite autour du ressentiment. Sa thèse ? Rhodes lui aurait tout pris sans jamais rendre la pareille. Il a évoqué son éviction du tag match impliquant Roman Reigns et The Rock deux ans plus tôt — un exemple précis et suffisamment rare pour piquer l'intérêt. Il a même rappelé la saga Kevin Owens. La salle était avec lui. Totalement. Orton reste aussi populaire que jamais, et sa capacité à retourner une foule en quelques phrases reste un art rare.
Puis Pat McAfee est entré dans l'équation. Et là, tout s'est effondré. Orton qui présente McAfee comme son "straight shooter", celui qui l'aurait revitalisé… franchement, c'est une direction qui ne tient pas. Un futur membre du Hall of Fame n'a pas besoin d'un celebrity co-sign pour légitimer quoi que ce soit. La réaction du public l'a dit mieux que n'importe quelle analyse : l'élan s'est brisé net à l'évocation du commentateur.
Cody Rhodes a ensuite pris le micro pour clore la soirée. Il a mentionné avoir été needled lors de ses précédentes apparitions à WrestleMania — une touche méta bienvenue. Mais avant que l'idée se développe vraiment, il pivotait déjà vers Orton. Trop vite, trop superficiellement. C'est symptomatique de ce que cette rivalité a produit depuis des semaines : des pistes narratives abandonnées avant d'être creusées.
L'irruption de CM Punk était, sur le papier, le moment de la soirée. Dans les faits, ça ressemblait surtout à un dernier coup de pub pour le week-end. Les deux étaient littéralement habillés pour la cérémonie du Hall of Fame, ce qui donnait un ton étrange à l'ensemble. Punk a offert des conseils à Rhodes, évité soigneusement toute mention de McAfee, et renforcé le récit de la trajectoire de son interlocuteur. Rhodes a répondu en saluant le retour de Punk après dix ans d'absence, les deux concluant par une accolade et quelques larmes. Sincère ou calculé ? Un peu des deux, probablement. Ce qui est certain : un segment de fin de show n'a rarement semblé aussi peu électrique.
Battle Royal et matchs du soir : le ring sauve la mise
Là où les micros ont déçu, les matchs ont rattrapé une bonne partie de la soirée. Le Street Fight en ouverture entre le MFT (Solo Sikoa, Talla Tonga, Tama Tonga et JC Mateo) et les Wyatt Sicks a donné le ton : brutal, rythmé, et Talla Tonga en est sorti comme l'homme le plus redoutable du roster. Le fait qu'il ait ensuite participé au Battle Royal en clôture montre à quel point WWE mise fort sur lui en ce moment.
Voici le bilan complet des résultats et notes de la soirée :
| Match | Résultat | Note |
|---|---|---|
| Andre the Giant Memorial Battle Royal | Royce Keys gagne | 4/5 |
| Street Fight : MFT vs Wyatt Sicks | MFT gagne | 4/5 |
| No. 1 contenders U.S. Championship | Tiffany Stratton bat Jordynne Grace | 3,5/5 |
| WWE Tag Team Championship | Damian Priest & R-Truth (c.) battent Kingston & Waller | 3/5 |
| Bayley & Lyra Valkyria vs Charlotte Flair & Alexa Bliss | Bayley & Valkyria gagnent | -1/5 |
Le clou du spectacle en termes de pur divertissement reste sans conteste l'Andre the Giant Memorial Battle Royal. Royce Keys, à seulement sa deuxième apparition télévisée, en est sorti vainqueur de façon convaincante. La séquence finale avec Otis et Talla Tonga était un choix de booking brillant — trois colosses, un rythme soutenu, et une élimination finale propre — Keys échappe à un Chokeslam, enchaîne un Spinebuster et une clothesline pour régler son compte à Tonga.
Ce qui rend Keys intéressant, c'est le récit que WWE construit autour de lui. Son histoire personnelle, martelée à chaque apparition, l'installe dans un archétype de gentle giant attachant. Quiconque a suivi sa carrière avant la WWE sait qu'il a le niveau. Aleister Black a également brillé avec ses nombreuses éliminations en première partie, donnant du poids à son retour. Ce type de match — rapide, fun, avec ses inévitables moments comiques — appartient à la catégorie des pre-shows, pas à WrestleMania. Ce SmackDown l'a prouvé.
Rhea Ripley et Jade Cargill — un segment qui n'a jamais décollé
Le segment féminin principal aurait dû être une confrontation musclée entre deux des profils les plus imposants du roster. Rhea Ripley contre Jade Cargill, c'est une collision qui s'annonçait spectaculaire. La réalité a été tout autre. Ripley a trébuché sur ses propres répliques dès les premières secondes, s'est reprise maladroitement, puis a répété ce qu'elle venait de dire. Pour quelqu'un qui parlait de patience, le timing était particulièrement malheureux.
Cargill, de son côté, n'a pas su combler le vide. Ses punchlines tournaient en boucle autour du même vocabulaire insultant, sans jamais monter en intensité. La présence de B-Fab et Michin dans ce segment reste inexplicable — B-Fab a même eu du temps de micro pour renvoyer les répliques de Ripley dans sa face. Pourquoi ?
- Ripley a bégayé sur ses propres lignes dès l'ouverture
- Cargill a répété les mêmes formules sans construire de tension
- B-Fab et Michin n'avaient aucune raison narrative d'être là
- La foule a décroché rapidement, malgré son potentiel de réaction
Pour moi, ce segment illustre le problème central de cette feud — deux personnages forts, enfermés dans une écriture trop faible pour les servir. Si quelqu'un peut rattraper ça dans le ring, c'est bien Ripley. Mais il faudra un miracle d'écriture pour que ce match soit à la hauteur de ce qu'il aurait pu être. La note globale du show ? 4,5 sur 10. Honnête, sans plus.
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