Cody Rhodes envisagerait de changer sa musique sous une condition

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Sa fille fredonne "something, something, Paw Patrol" à la maison. Voilà, en quelques mots, la preuve la plus touchante que Cody Rhodes et son thème musical "Kingdom" ne font plus qu'un. Le champion WWE a évoqué cette anecdote sur le Matt and Shane's Secret Podcast, et elle dit tout sur l'emprise que cette musique exerce, même au-delà des arènes.

"Kingdom" de Downstait — une musique devenue identité

Cody Rhodes a adopté "Kingdom" du groupe Downstait en 2016, au moment où il quittait la WWE pour chercher d'autres horizons. Quand il est revenu à la fédération en 2022, le titre l'a suivi comme une seconde peau. Ce n'était pas un choix anodin : rares sont les lutteurs qui gardent leur musique indépendante en intégrant ou réintégrant un roster WWE.

Franchement, peu de thèmes dans l'histoire récente de la WWE ont cette capacité à déclencher une réaction instantanée dès les premières secondes. Quand les premières notes retentissent à l'Allegiant Stadium ou au Madison Square Garden, la salle bascule. Ce n'est pas une question de qualité musicale au sens strict — Rhodes lui-même l'admet sans détour.

"Le secret d'une bonne musique de catch, c'est qu'elle n'a pas besoin d'être une bonne chanson. Elle doit être accrocheuse", a-t-il déclaré. Cette distinction est fondamentale. Un thème de catch fonctionne comme un déclencheur pavlovien : quelques notes suffisent à conditionner la foule, à élaborer une attente, à installer un personnage avant même qu'il apparaisse à l'écran.

Voici ce qui distingue les thèmes musicaux mémorables de la WWE selon les paramètres évoqués par Rhodes lui-même :

  • Un hook immédiat, reconnaissable en moins de trois secondes
  • Un moment culminant — le fameux "Woah !" dans "Kingdom" — qui synchronise la foule
  • Une capacité à s'ancrer dans la mémoire, même chez ceux qui n'en connaissent pas les paroles
  • Une cohérence avec l'identité du lutteur sur le long terme

Sa fille en est la démonstration parfaite. Elle ne connaît pas les paroles, mais elle sait exactement où placer ce "Woah !". C'est ça, l'efficacité d'un thème qui marque.

La seule condition qui pourrait tout changer

Rhodes a été catégorique — "Cette chanson ne peut jamais changer." Sauf dans un cas précis. Un seul. Si The American Nightmare venait à basculer du côté des heels — les méchants, dans le vocabulaire du catch —, alors "Kingdom" devrait partir avec lui.

"Si je devenais le méchant, cette chanson disparaîtrait, je suppose", a-t-il reconnu. La logique est implacable. "Kingdom" est une musique de babyface par excellence : épique, fédératrice, conçue pour soulever les foules. Un heel ne peut pas entrer en scène sur un titre qui fait lever les gens de leur siège en sa faveur — ce serait narrativement incohérent.

Scénario Statut de "Kingdom" Conséquence probable
Cody Rhodes reste babyface Conservé Aucun changement prévu
Cody Rhodes tourne heel Abandonné Nouveau thème à définir
Cody Rhodes perd le titre mais reste face Conservé Continuité narrative assurée

Rhodes a utilisé une métaphore forte pour décrire sa relation avec ce morceau : "On est mariés ensemble." En 2025, lors de WrestleMania 41, il a défendu le titre face à John Cena. L'entrée avec "Kingdom" a duré plusieurs minutes, preuve que la WWE mise elle-même sur cette association pour maximiser l'impact émotionnel des grands moments.

Cette question du heel turn de Cody Rhodes revient régulièrement dans les discussions des fans. Depuis son retour en 2022, certains y voient une évolution narrative inévitable. Lui semble y résister — ou du moins, il lie cette transformation à un sacrifice symbolique fort : abandonner la musique qui le définit depuis dix ans.

WrestleMania 42 et l'enjeu d'un thème qui résonne à Las Vegas

Le 18 avril 2026, à l'Allegiant Stadium de Las Vegas, Cody Rhodes défend l'Undisputed WWE Championship contre Randy Orton lors de la première nuit de WrestleMania 42. Le stade, qui peut accueillir jusqu'à 65 000 spectateurs, sera le théâtre d'une entrée que les fans attendent autant pour sa dramaturgie visuelle que pour ses premières notes musicales.

Le contexte donne encore plus de poids aux déclarations de Rhodes sur "Kingdom". Un thème d'entrée à WrestleMania n'est pas une simple chanson — c'est le point de départ d'un moment gravé dans les mémoires. Quand Shawn Michaels entrait au son de "Sexy Boy" ou quand Steve Austin déclenchait le bruit de bière brisée, personne ne discutait la qualité musicale. L'effet était total, immédiat, irrésistible.

Rhodes comprend ce mécanisme mieux que quiconque. Sa lucidité sur le sujet — admettre qu'il entend tellement cette chanson qu'elle le prend à la gorge en fin de soirée — n'enlève rien à son attachement. La saturation peut coexister avec la fidélité. Et c'est précisément ce qui rend sa relation avec "Kingdom" aussi crédible aux yeux des fans.

Un conseil si vous suivez l'évolution de son personnage à la WWE — observez les signaux narratifs avant de parier sur un heel turn. Le jour où la WWE décidera de changer la musique de Cody Rhodes, ce sera l'un des premiers indices que quelque chose de fondamental est en train de basculer dans sa trajectoire. Considérez "Kingdom" comme un baromètre de son identité à l'écran.

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Romain
L'auteur

Romain

Romain est un auteur spécialisé dans le sport et le mode de vie healthy. Il propose des conseils pratiques d'entraînement, de récupération et de nutrition pour aider ses lecteurs à atteindre leurs objectifs. Son approche pragmatique et motivante s'adresse aussi bien aux débutants qu'aux sportifs confirmés. Retrouvez des programmes simples, des recettes saines et des astuces pour rester actif au quotidien.

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