Bully Ray révèle l'influence de Rocky sur Cody vs GUNTHER

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Bully Ray révèle l'influence de Rocky sur Cody vs GUNTHER

Le WWE Clash in Italy approche à grands pas, et la question du titre WWE Undisputed fait déjà débat bien avant le coup d'envoi à Turin. Bully Ray, membre du WWE Hall of Fame, n'a pas mâché ses mots sur Busted Open Radio : pour lui, le match entre Cody Rhodes et GUNTHER gagnerait à s'inspirer directement de la saga Rocky. Une analyse qui mérite qu'on s'y attarde.

Bully Ray et la leçon de Rocky appliquée à Cody Rhodes

Le raisonnement de Bully Ray part d'un constat simple. Dans le premier film Rocky sorti en 1976, le personnage incarné par Sylvester Stallone perd son combat contre Apollo Creed — et c'est précisément ce qui a rendu le public accro à la suite. La défaite de Rocky, combattue jusqu'à l'épuisement, n'a pas cassé le personnage. Elle a décuplé l'envie de le voir revenir et gagner.

Bully Ray transpose cette mécanique narrative directement sur Cody Rhodes. Selon lui, voir le champion perdre le titre face à GUNTHER à Turin ne serait pas une catastrophe scénaristique, mais au contraire le meilleur investissement émotionnel possible pour les fans. Il cite même la scène précise du film où Adrian dit à Rocky — "Il n'y a qu'une chose que je te demande. Gagne." Ce moment, dit-il, restaure l'espoir et donne envie de payer pour voir Rocky II.

Appliqué au catch, le parallèle est redoutable. Voilà ce que Bully Ray réclame concrètement pour Cody avant et pendant le Clash in Italy :

  • Voir Rhodes étranglé et dominé sur les prochains épisodes de SmackDown
  • Lui faire perdre toute confiance en lui-même sur le chemin de Turin
  • Lui infliger une défaite nette à Turin, titre compris
  • Attendre le moment où Brandi Rhodes — ou n'importe qui d'autre — lui dit simplement : "Gagne."

C'est brutal, mais la logique est solide. Un champion invincible finit par ennuyer. Un champion qui trébuche, doute, puis se relève ? Ça, ça vend des billets.

Pourquoi GUNTHER a autant à perdre qu'à gagner à Turin

On parle régulièrement de l'enjeu pour Cody Rhodes, mais Bully Ray pointe quelque chose que beaucoup ignorent — GUNTHER porte lui aussi un risque énorme dans ce match. Le "Career Killer" autrichien a bâti sa réputation sur une domination quasi sans faille depuis son arrivée au main roster. Un seul chiffre illustre l'ampleur de son règne : GUNTHER a défendu le titre intercontinental pendant 666 jours avant de le perdre en 2023, un record moderne dans la WWE.

Partir favori contre Cody à Turin, c'est bien. Repartir sans le titre, ce serait une tout autre histoire. Bully Ray le dit clairement : si GUNTHER échoue à remporter le championnat, il perd de son éclat. Pas irrémédiablement, mais suffisamment pour que sa trajectoire de "monstre imparable" prenne un coup.

Scénario à Turin Impact sur Cody Rhodes Impact sur GUNTHER
Cody retient le titre Règne consolidé, mais récit sans tension Momentum affaibli, crédibilité entamée
GUNTHER remporte le titre Défaite douloureuse, mais ressort narratif puissant Statut de champion hégémonique confirmé

Le tableau parle de lui-même. La victoire de GUNTHER servirait les deux hommes, paradoxalement. Cody perdrait le titre mais gagnerait en profondeur de personnage. GUNTHER, lui, consoliderait son image de force destructrice au niveau mondial.

Bully Ray insiste sur un point que les fans de Rhodes auront du mal à avaler : une défaite ne détruira pas Cody. Sa base de supporters est trop solide pour ça. Les fans se rallieront derrière lui, exactement comme le public de 1976 s'est levé pour Rocky après sa défaite. C'est précisément ce mécanisme qui rend l'idée intéressante sur le plan du storytelling.

Ce que le Clash in Italy peut apporter à la mythologie WWE

Turin comme décor n'est pas anodin. La WWE a choisi l'Italie pour un premium live event, et l'Europe reste un marché stratégique pour la fédération depuis son expansion internationale accélérée après 2020. Organiser un tel événement en dehors des États-Unis renforce l'idée que les grands titres peuvent changer de mains n'importe où, n'importe quand — une rupture avec l'ancienne logique des "grosses finales exclusivement américaines".

La comparaison avec Rocky dépasse le simple clin d'œil cinématographique. Elle touche à quelque chose de fondamental dans la structure des récits sportifs — le champion doit être vulnérable pour rester captivant. Un adversaire imbattable sur le papier qui finit toujours par gagner proprement... le public décroche. Un champion qu'on voit souffrir, douter, puis se relever — ou pas — c'est ce qui crée des légendes.

Bully Ray, fort de sa carrière entre les cordes et de son regard acéré sur le business du catch, pousse la WWE à ne pas jouer la sécurité à Turin. Son conseil est actionnable et précis : construisez l'espoir pour mieux l'anéantir, puis laissez les fans payer pour voir la renaissance. Si la WWE suit cette logique narrative jusqu'au bout, le Clash in Italy pourrait devenir l'un des chapitres les plus marquants du règne de Cody Rhodes — même si ce soir-là, le titre ne lui appartient plus.

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Harry
L'auteur

Harry

Harry est un adepte de la mode et de la tech qui explore l'intersection entre style et innovation. Il publie des articles clairs sur les tendances, les gadgets connectés et les wearables, offrant des conseils pratiques pour intégrer la technologie au quotidien. Son approche allie sens esthétique et rigueur technique pour aider les lecteurs à rester à la pointe sans sacrifier leur personnalité.

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