Les dix pires règnes de champion de la WWE de l’histoire

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Les pires règnes de champion de la WWE de l'histoire.

La compagnie de Stamford aura grandement été marquée par les règnes de lutteurs comme ceux de Bruno Sammartino, Hulk Hogan ou encore CM Punk dans un registre plus récent. Nous avions d’ailleurs dressé une liste regroupant les dix plus grands champions de la WWE de l’histoire. Seulement voilà, d’autres Superstars ont également eu le privilège de toucher la ceinture suprême de la WWE. Plus ou moins talentueux en fonction des critères de chacun des fans, une liste des plus mauvais règnes de champion de la WWE peut également être dressée, et c’est ce que nous allons faire aujourd’hui dans ce nouveau papier.

RVD

Premier lutteur de l’histoire de la WWE à avoir annoncé la date de son cash-in, RVD avait remporté son unique titre suprême lors de One Night Stand en 2006. Devant son public de la ECW, le lutteur était venu à bout de John Cena devant des fans remontés à bloc et totalement acquis à sa cause. Il était devenu par la même occasion le premier homme à détenir le titre de la ECW en même temps que celui de la WWE. Seulement voilà, son règne de champion majeur n’avait même pas duré un mois complet puisqu’il avait perdu sa couronne dans un match triple menace face à Edge et John Cena. Il avait beau être très divertissant dans un ring, RVD manquait de charisme pour marquer l’histoire du titre de la WWE. Par exemple, Rey Mysterio et André the Giant ont eu un règne plus “mémorable” car ils représentaient quelque chose de vraiment important pour les fans. Lorsqu’on représente la compagnie avec le titre majeur, une partie du public n’est pas suffisant pour faire d’un lutteur un grand champion. Van Dam peut surtout remercier les fans de la ECW.

Kane

Durant toute sa carrière à la WWE, Kane a occupé très souvent la seconde place et ce peu importe les époques. Cela ne l’avait pas empêché de devenir champion de la WWE… pendant 24h. Un règne aussi court qu’inutile étant donné qu’il a uniquement profité à Stone Cold qui lui était la véritable star de l’Attitude Era. Démoniaque et dangereux, Kane n’était pas arrivé à s’imposer comme un véritable leader étant donné que des lutteurs comme The Rock, Steve Austin ou Triple H faisaient bien mieux que lui. Dans une ère où les promos ont joué un rôle très important, Kane était en grande difficulté à cause de son masque. Son personnage était bon, mais pour ce qui était de s’exprimer au micro, il était clairement derrière les autres. C’est d’ailleurs pour cette raison que son règne de champion du monde poids lourd était bien meilleur. Toujours destructeur dans l’âme, il pouvait enfin parler puisqu’il n’avait plus son masque. Seulement voilà, il lui aura fallu douze ans avant de toucher un autre mondial.

Sycho Sid

Dominée par Shawn Michaels et Bret Hart, la New Generation aura été l’époque de transition entre la Golden Era et l’Attitude Era, deux des ères les plus connues dans le monde de la lutte professionnelle. Durant de nombreux mois, le titre majeur de la fédération était passé très souvent entre les mains des lutteurs précédemment cités. À deux reprises, Sycho Sid était venu mettre un terme à leur règne en commençant par HBK en fin d’année 96, puis Hart début 97. Champion de la WWE pendant plus de 90 jours en cumulant ses deux règnes, Sid était totalement éclipsé par le talent des leaders de la New Generation avec lesquels il ne pouvait littéralement pas rivaliser malgré son physique bien supérieur. Pendant environ quatre ans avant qu’il ne remporte son premier titre majeur, les champions (hors second règne de Bob Backlund) conservaient leur ceinture au minimum plus de cent jours. Son manque de charisme l’a fait passer au second plan face à d’autres “géants” plus talentueux que lui comme Diesel ou bien The Undertaker par exemple. Sid n’était tout simplement pas passé dans la bonne génération qui se voulait plus dynamique et technique qu’il ne l’était.

Jeff Hardy

En terme popularité au vingt-et-unième siècle, Jeff Hardy arrive facilement dans les dix lutteurs les plus acclamés de ce business. Vaillant, il tentera de remporter son premier titre majeur face à l’American Badass (Undertaker) dans un Ladder match qui fait encore parler de lui aujourd’hui. Il lui faudra pas moins de six années pour enfin atteindre le sommet de la fédération lors du show Armageddon en 2008. Etre au sommet de sa discipline est une chose, y rester en est une autre. Première défense de titre pour Jeff et sa ceinture tombe déjà entre les mains de son rival de l’époque, Edge. Bien entendu, la Superstar classée-X doit beaucoup à Matt Hardy, mais le règne de Jeff Hardy est loin d’être mémorable. Comme ce fut le cas pour Rob Van Dam, son plus gros impact aura-t-été le tombé final pour décrocher le titre de la WWE. Jeff se trouve également dans le “même” cas que Kane puisque c’est le titre poids lourd qui sera sa bouée de sauvetage quelques années plus tard. Peut-être aurait-il dû commencer avec cette ceinture avant de se focaliser sur le titre de la WWE? Au final, son règne de champion majeur n’a servi qu’à lancer une rivalité entre lui et son frère sur plusieurs Pay-Per-View. 

Stan Stasiak

Un grand bon dans le passé cette fois-ci avec le règne de champion de Stan Stasiak. Regard de psychopathe, physique plutôt impressionnant, Stan avait de quoi règner sur la WWWF pendant de long mois. Alors pourquoi cela n’a pas été le cas vu qu’il a détenu le titre suprême seulement neuf petits jours ? La réponse est on ne peut plus évidente, Bruno Sammartino. Blessé en début d’année 1971, “The Living Legend” était revenue à la compétition en fin d’année 1973 pour récupérer le titre majeur de la fédération. Dans les années 60-70, personne n’était plus populaire que le lutteur italien qui remplissait des arènes entières seulement par l’annonce de sa présence. C’est donc tout naturellement qu’il avait repris sa place de leader faisant passer le règne de Stasiak à la trappe.

Dean Ambrose

Faire partie d’une faction/clan peu aider certains talents à se propulser à un niveau bien supérieur. Un constat qui peut-être fait lorsqu’on regarde des lutteurs comme The Rock, Batista ou encore Randy Orton. Ces derniers sont parvenus à s’imposer une fois qu’ils ont quitté leur ancien groupe. En remportant son unique titre de champion de la WWE, Dean Ambrose est resté en lien avec son passé du Shield. De plus, le “Lunatic Fringe” passe après ses deux anciens co-équipiers qui ont réussi à produire des règnes relativement intéressants. Le seul match référence de Dean Ambrose aura lieu face aux ex-membres du Shield dont l’image a été largement utilisée pour plusieurs rivalités. Le personnage d’Ambrose n’a pas été développé comme celui Randy Orton par exemple. Après avoir été éjecté de l’Evolution, il est devenu “The Legend Killer” et en a profité pour atteindre le titre de la WWE.

Bray Wyatt

Probablement l’une des plus grosses déceptions de la décennie, le règne de Bray Wyatt en tant que champion de la WWE aura laissé un goût amer dans la bouche des fans. Vu comme une future grande star dans la compagnie de Vince McMahon, le lutteur parvient enfin à remporter un titre majeur en 2017 dans l’Elimination Chamber. Sur le toit du monde, beaucoup de fans attendent de grandes choses pour lui dans les mois à venir. Vainqueur du Rumble 2017, Orton décide de défier Bray Wyatt à Wrestlemania 33. Sa rivalité avec la vipère attire les foules devant Smackdown Live pour son originalité et le très bon jeu d’acteur des deux lutteurs. Malheureusement, la catastrophe arrive le jour du show principal de la compagnie. Avec un match jugé comme étant l’un des pires de ce Wrestlemania, le règne de Bray Wyatt part en fumée tout comme les espoirs de ses fans. Un an après sa défaite à Mania, il ne figurera même pas la sur la carte de Wrestlemania 34 alors qu’il était le champion majeur l’année précédente. Une chose totalement inédite dans la compagnie de Vince McMahon depuis la création.

Alberto Del Rio

À la moitié de l’année 2011, un lutteur fait énormément parler de lui à la WWE, son nom, CM Punk. Auteur du hold-up du siècle en quittant la compagnie avec la ceinture suprême, le “Chicago Kid” attire toute l’attention sur lui. Couronné champion Undisputed à Summerslam, Alberto Del Rio vient ruiner le sacre de Punk en utilisant sa mallette Money in the Bank. Grâce à un Jacknife Powerbomb de Kevin Nash, le mexicain décroche son premier titre dans la compagnie. Il en remportera un second quelques mois plus tard en battant CM Punk et John Cena dans un Hell in a Cell match. Dans le “même” registre que Stan Stasiak, Del Rio n’était pas le lutteur que voulait voir en priorité les fans à cette époque. CM Punk avait 99% des projecteurs braqués sur lui durant plusieurs mois. Alors qu’il tentait de sortir du lot en tant que champion, le mexicain restait impuissant face à la motivation de Punk et au soutien des fans envers le lutteur straight edge. Au final, c’est ce dernier qui mettra un terme à son second règne dans l’enceinte du Madison Square Garden. Le reste fait partie de l’histoire.

Batista

Le titre de la WWE n’est pas le premier championnat majeur remporté par Batista durant sa carrière. Celui que l’on surnomme “The Animal” a d’abord posé son regard sur le titre poids lourd, mais nous y reviendrons dans un autre numéro. Cependant, son premier règne de champion de la WWE a un point commun non-négligeable avec celui de champion poids lourd, il a dû les rendre vacant tous les deux pour cause de blessure. Difficile donc de s’imposer au sommet d’une compagnie en se blessant peu de temps après avoir décroché l’or suprême. Batista mettra pratiquement une année entière avant de remporter un second titre avec cette fois-ci une attitude qui lui correspond plus (voir photo). Bien que changé, il reste encore derrière John Cena qui sera son plus grand obstacle lorsqu’il veut atteindre les sommets de la compagnie. L’idée de base était vraiment bonne avec son changement d’attitude, mais son départ de la compagnie quelques mois plus tard aura complètement gâché un personnage parfait pour lui dans les années à venir.

Vince McMahon

Dans son histoire, le titre de la WWE sera “tombé” entre les mains de lutteurs assez âgé comme Hulk Hogan en 2002 (49 ans), Triple H en 2016 (47 ans), The Rock en 2013 (41 ans), mais aucun d’entre eux n’a remporté le titre à l’âge de 54 ans, seul Vince McMahon l’a fait. Alors en rivalité avec “The Game”, le président de la compagnie décroche le titre majeur de sa propre fédération durant un épisode de Smackdown. En tant que dirigeant principal de la WWE, Vince n’avait strictement rien à faire à cette place puisqu’elle est supposée revenir à des lutteurs et il ne fait pas partie de cette catégorie. Qu’il donne de sa personne pour mettre en avant des talents comme ‘Stone Cold’ Steve Austin, pourquoi pas, mais remporter le titre majeur n’aura servi à rien si ce n’est inscrire son nom dans la liste des champions de la WWE.