Cinq bonnes raisons de regarder la New Japan Pro-Wrestling

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La New Japan Pro-Wrestling débarque samedi prochain sur la chaîne J-One.

De plus en plus populaire, la New Japan Pro-Wrestling est désormais une fédération qu’il ne faut plus négliger. Autrefois reléguée au second plan derrière la NOAH de Mitsuharu Misawa, la NJPW joue désormais dans la cours des grands. Il arrive même qu’elle vole la vedette à la première fédération mondiale de catch, la WWE. Depuis quelques années maintenant, de nombreux fans à travers le globe décident de se tourner vers ce programme complètement à l’opposé du style américain connu de tous.

Aujourd’hui sur Catch au Quotidien, nous allons revenir sur les cinq meilleures raisons de regarder la New Japan Pro-Wrestling et tenter de comprendre pourquoi le Strong Style plaît de plus en plus aux fans.

 

– Élargir notre culture catch

Attention breaking news, il n’y a pas que la WWE dans la vie. Dans 90% des cas, c’est cette fédération qui va permettre à des personnes du monde entier de découvrir le catch, seulement la WWE n’est pas la représentation générale de ce sport. De nombreux styles de lutte existent comme le style Anglais, Mexicain, Hardcore et pour notre sujet du jour, le catch Japonais. Hulk Hogan, Vader, Jeff Hardy, Andre the Giant, Kurt Angle, Chris Jericho ou encore AJ Styles ont tous déjà mis les pieds au moins une fois dans un ring de la New Japan, même le Great Khali, c’est dire. Connaître ces lutteurs pour leur passage à la WWE c’est une bonne chose, seulement c’était loin d’être leur unique terrain de jeu. Hogan, Vader et Andre the Giant restent aujourd’hui encore des figures qui ont marqué le catch japonais en luttant dans les rings de la New Japan. Il en est de même pour AJ Styles. Le “Phenomenal One” a certes remporté deux fois le titre suprême de la WWE, mais il en a été de même à la NJPW. Styles fait partie du quatuor d’étrangers ayant accompli un tel exploit, Vader, Scott Norton et Brock Lesnar étant les trois autres.

AJ Styles en tant que champion poids lourd IWGP

Mis à part toutes ces légendes, il reste encore des lutteurs très intéressants à découvrir à la New Japan. On peut citer par exemple des lutteurs comme Kazuchika Okada, Jay White, Kenny Omega, Juice Robinson, Tetsuya Naito ou encore Kushida. Actuellement, ce sont eux qui participe à l’élévation de la fédération sur le marché international. La popularité des stars comme Okada ou Omega est en constante progression depuis quelques années. Pour se donner un coup de pouce, les dirigeants se penchent désormais sur les légendes du catch américain pour donner plus d’importance à leurs pay-per-view. Le dernier en date se trouve être Chris Jericho. À 47 ans, le Canadien a donné tout ce qu’il avait contre Kenny Omega pour offrir un match d’anthologie à Wrestle Kingdom 12. Goldberg serait lui aussi dans le radar de la fédération nippone pour apporter d’avantage de visibilité.

Alpha vs. Omega : l’un des matchs phare de Wrestle Kingdom 12

– La mise en avant du sport

Le catch repose sur deux piliers essentiels à savoir le divertissement et le sport. À travers le monde, chaque compagnie décide à sa façon de les présenter aux fans de catch. Au Japon, l’accent est mis d’avantage sur le côté sportif et c’est ce dernier qui va servir de divertissement par la suite. Au sein de la New Japan, les officiels insistent sur l’aspect “guerrier” des athlètes qui composent le roster de la fédération. La résistance des lutteurs japonais n’est plus à remettre en question depuis de nombreuses années. Katsuyori Shibata, Tomohiro Ishii, Shinsuke Nakamura, tous sont des grands adeptes du Strong Style. Là où la WWE divertit avec des grandes storylines et autres pyros, la NJPW elle s’occupe en priorité de la lutte. C’est LE divertissement principal du catch japonais. Il arrive même que parfois certains athlètes rajoutent une petite touche “entertaining” avec leur personnage comme le font Kazuchika Okada et Kenny Omega, qui sont en plus de ça sont deux des meilleurs lutteurs actuellement dans la fédération et même à travers le globe.

Des athlètes 5 étoiles ? Non. Okada et Omega sont des athlètes 6 étoiles.

La New Japan Pro-Wrestling ne néglige absolument aucune catégorie. Ces dernières possèdent en effet tout un panel de talents qui donnent leur maximum aussi bien dans la division poids lourd que dans la division cruiserweight, même les équipes sont mises en avant. Les dirigeants de la fédération ont même relancé l’an passé un tournoi qui mettait à l’honneur les “Young Lions” qui ne sont autres que les rookies de la New Japan. La seule division qui n’est pas mise en avant à la NJPW, car inexistante, se trouve être la division féminine. Les lutteuses japonaises ont malgré tout des compagnies dans lesquelles elles peuvent s’exprimer, la plus connue étant la Stardom. C’est d’ailleurs de cette dernière que vient la “nouvelle” lutteuse de NXT, Kairi Sane (Kairi Hojo à la Stardom).


– Du respect et de la reconnaissance

Lorsque l’on tombe pour la première fois sur match de la New Japan, voir même ailleurs au Japon, on remarque que le public est loin d’être aussi bruyant qu’aux USA. C’est ce qui caractérise les fans de lutte professionnelle au Japon. Ces derniers sont extrêmement respectueux envers les athlètes présents pour les divertir. Vous ne verrez jamais des idiots s’amuser à lancer des ballons de plage en plein milieu d’un match. Les fans respectent avant tout les sportifs et les lutteurs en font de même. Quand ils assistent à un très grand match, à un départ en retraite ou un retour, les fans de la New Japan savent donner de la voix.

Afin d’illustrer l’un de mes propos, nous allons nous arrêter rapidement sur le retour de Katsuoyri Shibata (dont vous pouvez retrouver le portrait juste ici). En 2017, ce dernier affrontait l’actuel champion poids lourd de la New Japan, Kazuchika Okada, durant le show Sakura Genesis. Remporter le titre majeur, voilà l’objectif de Shibata. Le lutteur aura risqué sa vie pour tenter de décrocher l’or. Malgré un match noté 5 étoiles, la carrière du compétiteur était au centre de toutes les attentions. Après être passé tout près de la mort, Shibata risquait la paralysie. Alors que sa carrière dans le ring semblait terminée, celui que l’on surnomme “The Wrestler” a fait un retour surprise durant le dernier show de la G1 Climax 27. Un retour qui a bouleversé les fans présents pour l’événement.

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La victoire d’un titre n’est pas négligée dans une fédération comme celle de la New Japan Pro-Wrestling. Lorsqu’un nouveau champion est couronné, peu importe la division, il recevra un trophée en plus de la ceinture remportée. Ceci est un signe de reconnaissance envers la performance de l’athlète qui se serra grandement investit pour gagner un match de championnat ou bien un tournoi. En effet, les vainqueurs de chaque tournoi obtiennent non seulement un match de championnat dans leur division, mais également un prix pour leur accomplissement. Le plus symbolique d’entre eux est sans nul doute le trophée de la G1 Climax, le plus grand tournoi de catch poids lourd à travers le monde.

Tetsuya Naito, le dernier vainqueur de la G1 Climax après sa victoire sur Kenny Omega en finale.

– L’organisation

Si la New Japan fonctionne aussi bien ces dernières années, c’est en partie grâce à sa très bonne organisation. Tous les lutteurs présents dans le roster sont réparties dans les différentes divisions en fonction de leurs attributs. Par exemple, Marty Scurll et KUSHIDA sont considérés comme étant des Junior (poids léger) alors que chez les poids lourd la division sera “réservée” à des compétiteurs comme Tetsuya Naito ou encore Kazuchika Okada. Il arrive parfois que des Juniors décident de changer de catégorie pour entrer dans une nouvelle compétition. Ce fut le chemin suivi par Kenny Omega lors de sa prise de pouvoir du Bullet Club après avoir éjecté AJ Styles. Le Canadien avait alors rejoint les poids lourd avec en ligne de mire le titre Intercontinental.

Le clan CHAOS dirigé par Okada possède actuellement une grande partie des titres de la New Japan

Au Japon, remporter cinquante titres ne signifie pas grand chose. Un champion gagne le respect des fans par le nombre de défenses de son titre ainsi que part la qualité de ses matchs. Plus un lutteur conserve sa ceinture et plus son règne est salué par le public. Actuel champion poids lourd IWGP depuis plus de 600 jours, Kazuchika Okada est déjà considéré comme une légende de la New Japan. Ce parcours, le “Rainmaker” le doit en grande partie à Gedo. Ce nom ne vous dira probablement rien si vous découvrez la NJPW depuis peu. Toujours aux côtés de son poulain, ce vétéran des rings est très actif en coulisses pour mettre en avant Okada. Mais ne vous y trompez pas, Gedo se bat au quotidien pour la totalité du roster. La montée en puissance de la New Japan ces dernières années résulte en partie du travail de cet homme. C’est lui qui est à la tête du booking de la fédération depuis 2015.

Gedo (à gauche) et Okada (à droite), le duo majeur de ces dernières années à la New Japan.

– La New Japan a de l’avenir

Les dirigeants de la compagnie nippone sont parfaitement conscients du succès de la fédération. Takaaki Kidani, le président de la NJPW, désire continuer le développement de sa compagnie aussi bien sur le sol japonais qu’à travers le monde entier. L’une des cibles majeure des officiels est sans aucun doute le marché américain. L’an passé, la New Japan Pro-Wrestling avait débarqué sur les terres de l’Oncle Sam pour un show exceptionnel, la G1 Special USA. Pendant deux jours, les fans de Long Beach ont pu apercevoir des lutteurs phare comme Kazuchika Okada, Tetsuya Naito, Tomohiro Ishii ou encore Kenny Omega. C’est d’ailleurs ce dernier qui est devenu le tout premier champion US de la New Japan en finale de la G1 Special. Après le succès de ces deux shows, les officiels de la compagnie ont décidé quelques mois après de revenir aux USA en 2018 pour un nouveau show, Strong Style Evolved. La compagnie sera également en tournée en Australie dans les jours à venir. Les officiels portent une grande attention au développement de la compagnie dans cette partie du monde.

À l’heure où le numérique occupe une place importante dans le développement d’une compagnie, la New Japan Pro-Wrestling s’adapte de plus en plus à ce terrain. Ayant compris que le marché américain était une cible de choix, les officiels ont décidé de lancer une nouvelle chaîne Youtube avec des sous-titres en anglais. Cela peut paraître simple, mais durant les conférences et autres interviews, aucune traduction n’était disponible pour le public anglophone. Sur le long terme, cette manœuvre amènera plus fans à s’intéresser à ce produit puisque la barrière de la langue a considérablement changé.

En terme de divertissement, la NJPW compte également ravir les fans avec un ring virtuel. En effet, il est prévu que la compagnie développe un jeu de catch incluant bien évidemment les lutteurs de la fédération. Une fois encore, cela peu sembler anodin, mais l’industrie des jeux vidéo de catch est exclusivement tourné vers le produit de la WWE avec les différents 2K. Bon nombre de fans avaient d’ailleurs fait savoir qu’ils attendaient des listes de coups plus développées pour “contrôler” des lutteurs comme Kenny Omega ou encore, et majoritairement, les Young Bucks. La mise en vente d’un jeu vidéo aiderait donc la fédération dans son développement pour toucher un public bien plus large.

Dernier point et non des moindres, les talents présents à la New Japan. La compagnie travaille avec des athlètes très talentueux tout en conservant des vétérans qui n’hésitent pas à mettre en avant les jeunes lutteurs. Parmi les plus prometteurs, on peut citer des noms comme ceux de Jay White (actuel champion US), Sanada, Will Ospreay, Juice Robinson ou encore BUSHI. Ces derniers partagent le même ring que des athlètes reconnus comme Hiroshi Tanahashi, Minoru Suzuki, Yugi Nagata ou bien Tomohiro Ishii. Si l’on rajoute à cela des compétiteurs du calibre d’Okada, de Kenny Omega et Tetsuya Naito, nous obtenons un roster très performant et plein d’avenir.

Jay White, le jeune talent venu de Nouvelle-Zélande.