Le portrait indy : Kazuchika Okada

69

À travers les époques et les fédérations, il y a toujours eu un lutteur qui sortait du lot comparé aux autres talents présents dans de nombreuses compagnies dans le monde entier. Je pense à des hommes comme Hulk Hogan dans les années 80, à Stone Cold dans les années 90 ou encore John Cena dans les années 2000. Tous ces lutteurs ont marqué leur génération respective, et un autre athlète est en train de suivre le même parcours à la New Japan Pro Wrestling, il s’agit de Kazuchika Okada. Si vous ne le connaissez pas, aucune inquiétude, c’est lui que j’ai décidé de vous présenter dans ce nouveau portrait indy sur Catch au Quotidien. Let’s go !

Nom : Okada
Prénom : Kazuchika
Âge : 29 ans
Taille : 191 cm
Poids : 107 kg
Nationalité : Japonaise
Prise de finition : Rainmaker ; Tombstone Piledriver

Son parcours :

Entraîné par Ultimo Dragon en personne, Kazuchika Okada début sa carrière de lutteur durant l’année 2004. Son parcours ne commencera pas directement à la New Japan, il ne rejoindra cette fédération qu’en milieu d’année 2007. Okada peine à se faire une place parmi les plus grands noms de l’époque, et ce, malgré une popularité grandissante auprès des fans. Les officiels de la NJPW annoncent en 2010 qu’il allait rejoindre la TNA pour une courte période afin qu’il “progresse” dans un tout autre milieu. Il y affrontera des lutteurs comme Alex Shelley, Samoa Joe ou encore “The Fallen Angel”, Christopher Daniels. Sans le savoir, la TNA va lui servir énormément pour la suite de sa carrière au Japon.

Okada contre Daniels durant son passage à la TNA

Il reviendra dans son pays natal en 2012 avec une idée en tête, celle de se créer son propre personnage. Okada a compris que pour percer dans ce milieu, il lui fallait une identité qui marquerait les esprits. C’est ainsi qu’a vu le jour sa gimmick de “Rainmaker”. Après un retour triomphant contre Yoshi-Hashi à Wrestle Kingdom VI, Okada ne tarde pas à fixer son objectif sur le titre majeur de la New Japan détenu à l’époque par Hiroshi Tanahashi. Un titre qu’il finira par remporter lors du show The New Beginning en 2012. Pendant les cinq années qui vont suivre, Kazuchika Okada n’occupera qu’une seule place à la New Japan et c’est celle au sommet de la compagnie.

Son palmarès :

Quatre titres, voilà ce qu’aura gagné Okada durant ses treize années de carrière. Cependant, il faut bien noter une chose très importante. Le “Rainmaker” est un quadruple champion poids lourd IWGP. Un exploit que très peu de lutteurs japonais ont réalisé depuis la création de ce titre. Seul le Great Muta, Hiroyoshi Tenzan, Tatsumi Fujinami (l’un des pères fondateur de la New Japan), Kensuke Sasaki et Hiroshi Tanahashi peuvent se vanter d’un tel exploit. D’autant plus qu’Okada cumule un total de 1175 jours de règne avec ses quatre titres. Il se pourrait qu’il dépasse Muta (1238 jours) et Tanahashi (1358) dans les années à venir étant donné qu’il n’a que 29 ans. Pour ce qui est des distinctions hors ceintures individuelles, Kazuchika Okada est un double vainqueur de la G1 Climax (2012 et 2014), l’un des tournois de catch les plus prestigieux au monde et également vainqueur de la New Japan Cup en 2013. Si ce n’était que ça. Okada a pris part à cinq 5 stars match depuis ses débuts, trois autres dépassent la note maximale, il s’agissait de ses combats contre Kenny Omega qui ont reçu les notes de 6 (deux fois) et 6.25 étoiles cette année. 

Cette banderole est la seule chose qui ait approché le titre IWGP d’aussi près cette année.

Mon avis :

Je vais être honnête, je ne sais pas par où commencer en réalité, il y a tellement de choses à dire sur ce lutteur. Pourquoi ne pas débuter avec un point négatif, car oui, Okada n’est pas parfait selon moi. Actuellement, le fait qu’il ne maîtrise aucun mot d’anglais est un véritable handicape pour lui. Si jamais la New Japan tente de s’exporter aux USA et en Europe, il lui faut des têtes d’affiche sachant parler la langue internationale. C’est la raison pour laquelle je place Kenny Omega en lutteur numéro 1 dans le monde parce qu’il a cet avantage comparé à son rival phare de 2017. Pour ce qui est du in-ring, c’est un régal pour les yeux à chacun de ses combats et mieux encore lorsqu’il affronte un lutteur de “son” calibre. Même ses entrées sont fabuleuses, faire son apparition avec un manteau doré sous une pluie de billets ça n’a pas de prix (non pas la peine de la relever celle-ci, c’est moi qui offre). Okada est un lutteur extrêmement intelligent et surtout très bien entouré. En effet, avec Gedo à ses côtés, le lutteur fait des ravages absolument partout où il passe et à seulement 29 ans, il est déjà considéré comme une légende au Japon. Pour le résumer en quelques mots, Okada est athlète en or massif et son parcours doré risque de continuer encore de nombreuses années et je suis certain qu’il deviendra l’un des plus grands lutteurs de toute l’histoire de ce sport.

Une entrée qui aurait de quoi rendre jaloux Shane McMahon

Les matchs à voir :

Kazuchika Okada vs. Hiroshi Tanahashi © NJPW Invasion Attack 2013
Il faut bien commence rquelque part et se remettre dans le contexte de l’époque, Okada n’avait que 25 ans, et il sort un match 5 étoiles contre le visage de la New Japan. Les bases sont posées.

Doug Williams vs Kazuchika Okada TNA Xplosion 2010
Ce n’est clairement pas un match sensationnel, je vous le propose seulement pour vous montrer d’où il est parti pour aujourd’hui être au sommet de la New Japan.

Kazuchika Okada vs. Kenny Omega I, II et III
Il n’y a rien à dire sur ces matchs, seulement apprécier toute la beauté de ce sport.

Kazuchika Okada vs. Katsuyori Shibata Sakura Genesis 2017
J’ai déjà proposé ce match dans le portrait indy de Shibata, mais pas grave, il reste mon match favori de 2017. Oui, devant la série de matchs entre Okada et Omega.

Sanada vs. Kazuchika Okada G1 Climax 2017 Tag 6
L’un des meilleurs matchs du tournoi de cette année selon moi. Je pense qu’à l’avenir Sanada va devenir un lutteur très important dans cette fédération et tout comme Okada, il a lui aussi fait un passage à la TNA. Simple coïncidence ? Je ne crois pas.

 

C’est ainsi que se termine ce cinquième portrait indy sur CAQ consacré à Kazuchika Okada. Comme d’habitude, n’hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires, c’est fait pour ça et ça fait plaisir à lire vu que certains parmi vous prennent un peu de temps pour vraiment argumenter. Pour ce qui est du prochain numéro, j’aurais le plaisir d’être accompagné par Daryl lors de ma prochaine écriture.