5 faits méconnus sur … Chris Jericho

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Si vous ne connaissez pas Chris Jericho, cela veut dire que vous avez découvert le catch il y a seulement quelques jours. Fort de ses vingt-six ans d’expérience dans le monde du divertissement sportif, celui que l’on surnomme Y2J, possède l’un des plus beaux parcours dans cette discipline. Que ce soit au Japon, au Mexique, ou bien USA, les fans se souviendront encore longtemps de sa carrière. Mais connaissent-ils vraiment bien le lutteur Canadien ? Aujourd’hui sur Catch au Quotidien, je vais vous présenter 5 faits méconnus sur l’un des plus grands champions de l’histoire du catch, “The Ayatollah of Rock n’Rolla”, “The King of Bling Bling”, Chris Jericho.

 

La détermination, la clé du succès

Après avoir passé quatre années au sein de la division Cruiserweight de la WCW, Chris Jericho effectue ses débuts à la WWF au mois d’août de l’année 1999. Son arrivée dans la compagnie a fait l’effet d’une bombe auprès des fans, d’autant plus qu’il a interrompu une promo du Rock durant un épisode de RAW is WAR. Chris Jericho fait l’unanimité aux yeux du public, ce qui n’est pas forcément le cas avec ses collègues de l’époque. Dans les vestiaires, Y2J est vu comme un “WCW guy” et obtient difficilement la confiance des officiels. Cela va créer une sorte de guerre dans les backstages de la fédération. Il entra très rapidement en conflit avec deux lutteurs extrêmement influents derrière le rideau : l’Undertaker et Triple H. Ce dernier ne semblait pas l’apprécier du tout, il est même allé jusqu’à lui indiquer la mauvaise route pour se rendre à un show. Pour ce qui est du “Phenom”, Jericho l’aurait qualifié “d’ennuyeux” dans le ring. Cette situation aurait pu lui coûter très cher, mais Y2J aura quand même réussi à s’imposer comme un élément indispensable sur le long terme.

Chris Jericho effectuant ses débuts en 1999

L’instinct de survie

L’impopularité de Chris Jericho dans les vestiaires va beaucoup nuire à ses débuts dans les rings de la compagnie. Il se contentera de quelques petites rivalités dans le roster de Smackdown en 1999. C’est d’ailleurs dans l’un des épisodes du show bleu que Chris Jericho décidera de s’enfermer lui-même dans une cage anti-requin. La raison de cette peur se nomme Ken Shamrock. Celui que l’on surnomme “The World’s Most Dangerous Man” tente de s’en prendre au lutteur originaire de New York (son vrai lieu de naissance). Pour s’en protéger, il décida de se clôturer dans une cage en espérant sauver sa peau. Malheureusement pour lui, Shamrock fou de rage plia les barreaux de la cage pour ensuite le passer à tabac, exploit que ne réussira pas Roman Reigns en fin d’année 2016.

Ken Shamrock détruisant la cage de Chris Jericho

 

Une occasion en or 

Lorsqu’un lutteur ou une lutteuse participe à Wrestlemania pour la première fois de sa carrière, le sentiment de joie n’a pas d’égal. Obtenir une chance de figurer sur la carte du plus grand show de catch au monde n’est pas donné à tout le monde, encore moins prendre part directement au main event de la soirée dès la première apparition. Il existe seulement quatre lutteurs qui ont accompli cet exploit, il s’agit de King Kong Bundy (Wrestlemania 2), Sid Justice (Wrestlemania VIII), Yokozuna (Wrestlemania IX) et Brock Lesnar (Wrestlemania XIX). Un autre lutteur aurait du s’ajouter à cette liste. Vous l’aurez compris, il s’agit de Chris Jericho. Le match principal de Wrestlemania 2000 voyait Triple H défendre son titre WWF contre The Rock, The Big Show et Mick Foley. “The Hardocre Legend” ne devait pas être dans ce match, mais bien Y2J lui-même. Vince McMahon a préféré ajouter Foley (qui était à l’époque en retraite) en prétextant qu’il n’avait jamais été dans le main event du show. Il existe bien une affiche faisant la promotion de ce match sur laquelle Chris Jericho était encore présent. Néanmoins, il ressortira du show avec le titre Européen autour des hanches en sortant victorieux d’un triple threat match incluant Chris Benoit et Kurt Angle alors champion en titre.

 

Le champion fantôme

Lors du pay per view Vengeance en 2001, la WWF couronnait son premier champion Undisputed de l’histoire en la personne de Chris Jericho. Au cours de la soirée, il est parvenu à river les épaules du Rock, champion WCW de l’époque, et celles de Stone Cold Steve Austin alors champion de la WWF. Un exploit qui reste aujourd’hui encore l’un des plus grands accomplissements de ce sport. Seulement, les mois suivants n’ont pas été aussi dorés pour Y2J. Pendant ses trois mois de règne, Jericho n’aura été qu’au second plan de la rivalité entre Stéphanie McMahon et Triple H. Le champion en titre servira uniquement de valet à Stéphanie, alors en guerre avec Hunter. Les seuls faits marquant de son unique règne en tant que champion de la WWE, restent ses victoires contre The Rock au Royal Rumble 2002, et contre Austin à No Way Out de la même année.
Chris Jericho ne touchera plus jamais au titre WWE dans le reste de sa carrière après avoir perdu son titre face à Triple H lors de Wrestlemania X8.

Chris Jericho accompagné par Stéphanie McMahon à Wrestlemania X8

 

Le chef d’entreprise

Chris Jericho est capable de réussir absolument partout où il pose ses valises. À la WWE, multiple champion du monde, neuf fois champion Intercontinental (record), invaincu en 1 contre 1 dans les Ladders matchs, sept fois champion par équipe, champion US, Hardcore, Européen, Chris Jericho aura remporté absolument tous les titres sur son passage. Les seules choses que n’aura pas remportées Y2J seront le Rumble, le King of the Ring ainsi que le Money in the Bank Ladder match, dont il est l’inventeur.
Il connaît également le succès avec son groupe de musique Fozzy dans lequel il est le leader. L’un de ses derniers morceaux était même le theme song du show NXT Takeover Chicago. Mais Y2J ne s’arrête pas là. Aux côtés de Tim Tebow (joueur pro de la National Football League) et de Chipper Jones (joueur de Baseball pro), Chris Jericho dirige plusieurs centres d’entraînement sportif. Les salles de la D1 (nom de la société) sont disséminées un peu partout sur le sol américain. Ce sont des sortes de “Performance Center” dans lesquels des coachs spécialisés forment des futurs sportifs de haut niveau dans plusieurs domaines.

Un des nombreux centre de formation de la D1