Le Prof défend l’indéfendable : “Pourquoi le champion Universel Brock Lesnar doit rester un part-timer ?”

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Salut chers lecteurs de Catch au Quotidien. On se retrouve pour une nouvelle chronique après une petite pause qui colle bien avec notre sujet du jour. En effet, je vais prendre le risque de me confronter à la Bête de la WWE. Champion principal de Raw, absent depuis sa victoire à Wrestlemania face à Goldberg, Brock Lesnar est sous le feu des critiques par son absence. Cependant, est-ce une si mauvaise idée ? Je vais donc vous montrer pourquoi « The Conqueror » doit conserver son statut de part-timer. L’audience est ouverte !

Brock Lesnar, un boss final

Brock Lesnar n’est pas un lutteur, c’est un boss de RPG. Celui qui te fait cracher du sang et que tu peux battre après de nombreux essais et après avoir pleuré toutes les larmes de ton corps – demander à Jeannot qui n’avait pas assez farmé et qui s’est mangé 16 souplesses à Summerslam-. Ce genre de personnage s’affaiblit s’il est présenté trop régulièrement. Le physique surpuissant et le booking de machine à botter des fesses induisent qu’il est au-dessus des autres. La WWE, misant principalement sur l’argent des billets que peut rapporter le champion Universal, n’a donc aucun intérêt à présenter au public un individu qui risque soit de s’affaiblir ou de lasser (à l’instar d’un certain gros toutou chevelu). Le prix d’une intervention de Lesnar étant également très coûteux, la meilleure solution est donc de mettre en retrait des rings le protégé d’Heyman tout en laissant planer son ombre sur le roster. Une stratégie simple mais efficace de maintenir son momentum sans dépenser 1$.

La chute n’en sera que plus grande

Comme tous les Goliath, un jour David le fera tomber. Brock Lesnar est vu comme un champion invincible, qui a brisé Goldberg en moins de 5 minutes à Orlando et semble prédestiné à vaincre lors du prochain pay-per-view de Raw, les Grosses bouboules de feu. Cependant, sa domination ne sera pas infinie et le plus important n’est pas le règne en lui-même mais celui qui y mettra fin. Un booking de part-timer, le plaçant au-dessus des autres lutteurs, permettra à celui qui le vaincra d’acquérir un statut exceptionnel. Tout cela serait beaucoup plus difficile avec un champion omniprésent, qui n’inspirerait, à long terme, pas la même crainte. Autant vous y faire dès maintenant, après sa victoire contre l’Undertaker, il y a de grandes chances pour que ce rôle incombe au chouchou du Chairman de la WWE, Roman Reigns. Cependant, si Lesnar réalise un Heel-Turn violent, il n’est pas impossible que Reigns puisse acquérir les faveurs du public. Surtout si auparavant, il a mangé sévère lors des bagarres. Une série de défaites, une absence et un retour pour aider ses vieux potes du Bouclier, et Reigns peut redevenir un chouchou du public.

Des challengers sous la lumière

Quand la bête n’est pas là, le gibier danse. En l’occurrence, la ceinture principale n’étant pas présente régulièrement, le show doit être assuré par d’autres Superstars afin de maintenir un intérêt pour le programme. Tout d’abord, les challengers potentiels au titre sont nombreux et cela permet des storylines multiples pour déterminer la future victime du maire de Suplex City. Les anciens membres du Shield partagent la vedette avec Bray Wyatt, Finn Balor et surtout Samoa Joe, prochain challenger numéro un. On comprend aisément le potentiel de ces confrontations entre ces lutteurs confirmés. De plus, la ceinture Intercontinentale peut également prendre une place plus importante dans les rivalités et s’approcher de la top card. C’est le but de la rivalité entre Dean Ambrose et The Miz qui doit amener les deux à produire une confrontation pouvant assurer lors des shows hebdomadaires – The Awesome One redevenant champion pour la 7ème fois-. De la place est ainsi libérée tout en laissant à Lesnar l’honneur du main-event des pay-per-views.

Mon verdict est donc le suivant. Malgré la grogne de nombreux fans qui regrettent l’absence du principal champion du show rouge, le statut de part-timer est bénéfique pour le développement de Raw. Le statut de monstre se confirme par des apparitions occasionnelles qui permettront à son bourreau d’acquérir un statut de main-eventer. Les rivalités ont également du temps d’antenne pour bien se développer et ne pas monopoliser l’attention sur « The Beast Incarnate ». C’est bien la preuve que les haters sont coupables !

Traduction : “Et voici qu’arrive Brock Lesnar pour la signature du contrat du siècle ! Enfin, dès qu’il aura fini son espèce de sautillement.” “J’espère que vous avez faim car votre repas arrive dans une minute. Hum, Monsieur ? Vous avez besoin d’aller aux toilettes ?” “Hé, chéri, tu veux qu’on prenne un peu de bon temps au lit ce soir ? Bonté divine Brock, arrête de sautiller !”

On se dit à la prochaine pour une nouvelle audience du « Prof qui défend l’indéfendable ». N’hésitez pas à commenter cette chronique et à indiquer vos points de différence sur le sujet. On se retrouve bientôt pour une nouvelle affaire catchesque. L’audience est levée !