Le Prof défend l’indéfendable : “Pourquoi pusher Jinder Mahal est une bonne idée ?”

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Salut à tous et bienvenue pour une nouvelle édition du « Prof défend l’indéfendable ». Je suis ravi de voir que la chronique précédente a suscité autant d’enthousiasme et de rancœur dans les commentaires et sachez que la polémique, c’est mon dada.

Une nouvelle affaire est arrivée sur mon bureau des plaintes et vient directement du roster de Smackdown Live. Un événement qui a fait pleurer dans les chaumières et qui va être défendu dans cette chronique de manière totalement subjective : « Pourquoi pusher Jinder Mahal est une bonne idée ? ». Oui, je ressens votre haine qui monte, vous, les coupables !

 Il possède une expérience importante à la WWE

Jinder Mahal n’est pas un inconnu à la WWE. Le “Maharadja” était auparavant « The Punjabi » notamment lors de son passage entre 2009 et 2011 à la Florida Championship Wrestling (le précurseur de NXT). Il luttait d’ailleurs dans le circuit indépendant depuis le début des années 2000. Sa première gimmick a commencé à Smackdown en 2011 où il accompagnait la plus grande Superstar indienne de la WWE, The Great Khali – quelle grande Superstar … plus de 2 mètres 21 ! – avant de devenir le membre mythique des « 3MB » avec Slater et McIntyre. Enfin, il est quand même celui qui a affronté Seth Rollins à NXT pour désigner le premier champion de l’histoire du show jaune. Alors pourquoi pas le titre WWE … J’aime être diabolique.

Smackdown Live est la « terre des opportunités »

Il y a parfois des catchphrases vides de sens comme « You can’t see me » – on te voit trop John, même tout nu sur Youtube – mais celle de Smackdown Live incarne un état d’esprit de la brand. Manquant dans certains domaines de Superstars emblématiques (championnat par équipe, championnat féminin), le booking de Shane O’Mac montre une volonté d’exploiter le potentiel de chacun. Un lutteur peut paraître mauvais alors que le problème principal réside en l’attribution d’un rôle de jobber (je Bo-live !). Pour Jinder Mahal, la venue à Smackdown est une opportunité formidable qui doit être concrétisée en montrant sa capacité à participer aux rivalités du haut de la carte.

Il est attractif pour le marché indien

« Les tajines, it’s best for business » aurait dit au détour d’une réunion Triple H aux actionnaires de la WWE. Il ne faut pas oublier que la WWE reste une entreprise, cotée en bourse et qui, contrairement à Philippe “Poutou Poutou”, s’accommode très bien du capitalisme. L’important reste donc la conquête de nouveaux marchés notamment pour le produit phare, le WWE Network. L’Inde est le deuxième pays le plus peuplé du monde et dépassera la Chine dans une quinzaine d’années. Ce marché délaissé est une cible pour la compagnie qui espère l’attirer par la présence de lutteurs dans le roster principal (Mahal, Singh Brothers) et même aux commentaires des pay-per-views. Il n’est pas anodin de voir Mahal s’exprimer en hindi lors de sa confrontation avec Randy Orton. Le but est de permettre au public indien de s’identifier en un lutteur et de revenir le voir, même si c’est un heel. Ce n’est d’ailleurs pas la seule piste exploitée sur le marché international, comme l’a prouvée l’apparition de Tiao Bing à Wrestlemania – tu es mort à mes yeux pour avoir éliminé Breezango de la Bataille Royale – afin de plaire aux spectateurs chinois.

Mon verdict est donc le suivant. Jinder Mahal est encore loin de devenir un top star de la WWE mais une place lui est promise à Smackdown Live. Ce push sera sûrement temporaire mais si la rivalité se déroule bien, il y a fort à penser que Mahal aura une place permanente dans la midcard de la WWE, permettant de capitaliser sur un marché de consommateurs en pleine expansion. Les haters sont donc coupables !

N’hésitez pas à être toujours aussi nombreux à commenter cet article et à me conspuer dans vos remarques. On se retrouve prochainement pour une nouvelle chronique de la polémique. N’hésitez pas à proposer vos thèses de l’impossible. L’audience est levée !