Le Prof défend l’indéfendable : “Pourquoi Roman Reigns n’est pas un cas désespéré ?”

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Salutations à tous, chers lecteurs de Catch au Quotidien, je suis le “Prof” et je vous retrouve pour une nouvelle chronique. Le catch est notre passion commune mais elle nous amène à défendre des opinions parfois inavouables, incompréhensibles : “J’aime Eva Marie quand elle lutte”, une difficile celle-là ; voire à la limite de la démence : “Mojo champion de la WWE !”, cela arrivera et vous allez vous en mordre les doigts. C’est pour cela que je vous écris aujourd’hui, pour permettre aux idées les plus difficiles à entendre, d’avoir une “Voice of the Voiceless”.

Le sujet d’aujourd’hui me vaut beaucoup de remarques négatives avec une volée d’œufs pourris twitteresques que je dois esquiver en 140 caractères. C’est après avoir vu le main-event de Wrestlemania 33 que m’est venue en tête cette question alors que, dans un premier temps, je pensais radicalement l’inverse : “Pourquoi Roman Reigns n’est pas un cas désespéré ?”. Laissons place à la subjectivité … pourquoi les haters sont coupables ?!

Être le 2 dans 23 à 2

La streak de l’Undertaker. Une légende du catch qui incarne également la magie de Wrestlemania. Affronter l’Undertaker au “Greatest Stage of Them All” est déjà un accomplissement en soi, en tant que finalité ou comme tremplin. La victoire de Brock Lesnar a marqué un tournant mais ne change rien à la dimension du personnage du Taker. Son adversaire est forcément mis en valeur. C’est donc le raisonnement de la WWE, offrir le dernier match de l’Undertaker à celui qui doit devenir la prochaine Superstar de la WWE, “The Big Dog”, Roman Reigns. A l’annonce du match, tout le monde attend ce résultat. Et même si le match est mauvais (mon dieu, ce raté sur le Tombstone), la victoire est au bout pour Reigns qui devient le 2 dans le 23 à 2. Celui qui a mis l’Undertaker à la retraite. Paul Heyman a raison, les deux bourreaux du Deadman vont devoir s’affronter (dans longtemps si possible …).

Un heel turn sans le côté heel

“This is my yard now !”. Si ce n’est pas une phrase de heel, c’est celle d’un garde champêtre anglais face à un couple de punks qui foule son gazon. Mettre fin à la carrière de l’Undertaker, dans son show iconique, cela ne peut pas se passer de manière évidente avec les fans. C’est un choix contesté mais qui doit amener Reigns à un changement de personnage. C’est ce qui est arrivé même si les qualités de storytelling de Reigns le rapprochent plus de François Fillon que de Hugh Jackman. Un public qui le conspue, c’est un public intéressé et qui ressent quelque chose pour lui, même si c’est de la haine. Cependant, le travail ne doit pas être fait à moitié si la WWE tient à conserver l’intégrité psychique de son poulain. Inspirez-vous du tonton et qu’il devienne le “gros chien” le plus électrisant de la WWE.

Des adversaires qui peuvent le rendre attractif

“BRAUN !!!”. Mes oreilles saignent mais toujours moins que mes yeux face à ce géant. Mais bon de dieu, Reigns est un morceau de sucre quand il le tabasse. C’est là où la sauce peut prendre. L’Undertaker n’est qu’une étape en ce qui concerne la construction de l’ancien membre du Shield. Reigns est capable de produire un match excellent mais avec un excellent adversaire, soit par les capacités in-ring, soit par le charisme (revoyez la rivalité phénoménale avec AJ Styles). Un Strowman, un Rollins, un Balor peuvent y arriver. Attention, cependant à la manière de le présenter car un Reigns vainqueur en Superman face au géant barbu et la haine des fans sera proportionnelle à la déception suscitée.

Mon jugement est le suivant : Reigns est loin d’être sorti de l’auberge mais la WWE décide de tout et elle voit en lui un potentiel exceptionnel. Il engrange de l’expérience et deviendra certainement une des plus grandes Superstar de la WWE et futur Hall of Famer (ça me fait mal de dire cela).

N’hésitez pas à commenter en me jetant des cailloux ou des tomates avariées et à m’indiquer des sujets indéfendables qui mériteraient d’être défendus. L’audience est levée !