Brock Lesnar a annoncé cette semaine mettre un terme à sa carrière dans le monde du MMA. S’il ne l’a pas fait publiquement, MMA Fighting révèle que le mastodonte âgé de 39 ans a notifié l’UFC de son retrait au programme de dépistage des drogues de l’USADA, l’agence américaine de l’antidopage. Une information confirmée par le porte-parole de l’USADA, Ryan Madden.

Brock Lesnar, une entité à part entière

En prenant de manière évidente cette décision, l’ancien champion poids-lourd de l’UFC a signé l’épilogue désastreux d’une histoire qui avait pourtant démarré sur les chapeaux de roue. Et s’il a bien été sanctionné par la commission de discipline régissant la planète MMA, Brock Lesnar a esquivé le contrecoup d’une éventuelle mise à l’écart à la WWE. La volonté claire et non équivoque de la part de Stamford de ne pas le sanctionner pour l’utilisation d’un produit illicite également prohibé par la politique de bien-être de la WWE est clairement un traitement de faveur dont peu d’autres Superstars auraient profité.

La fédération de Stamford estime que Brock Lesnar a certes transgressé les règles mais qu’il ne fait pas partie du programme antidopage de la WWE en raison de son statut de part-timer et donc de sa faible implication (une dizaine de dates sur l’année). Un argument avec un brin de mauvaise foi puisque Brock Lesnar est lié une règlementation qu’il est censé respecter tout au long de son contrat avec la WWE ; peu importe son degré d’implication ou qu’il ait participé ou non à une autre compétition en parallèle dans le même temps.

Le facteur X dans l’équation

En se retirant volontairement du programme de dépistage de l’USADA alors qu’il purge actuellement une suspension de 12 mois (jusqu’en juillet 2017) reconnue par la commission athlétique des Etats-Unis, Brock Lesnar voit son interdiction d’exercer à l’UFC s’étendre à toutes les compétitions sportives. L’ancien champion de la WWE se met dans une situation plus que délicate alors qu’un rendez-vous de grande envergure avec Goldberg se prépare pour WrestleMania 33.

Non seulement Brock Lesnar compte bien participer à un évènement sportif dans six semaines mais il n’est désormais lié à aucune règlementation d’antidopage. La WWE déclinant toutes responsabilités dans les agissements de sa vedette, The Beast passe clairement entre les mailles du filet. De plus, la commission athlétique des États-Unis ne considérant pas officiellement le catch comme un sport à part entière (mais sport-divertissement), Brock Lesnar devrait malgré tout pouvoir combattre à WrestleMania et a ouvert une brèche dans laquelle il s’y engouffre volontiers.

Malgré ce traitement de faveur, il est difficile aujourd’hui de savoir si Brock Lesnar utilise encore aujourd’hui des substances comme le citrate de clomiphène censées améliorer les performances et pour laquelle il a été testé positif à deux reprises l’année dernière à l’UFC. Et nul doute que la WWE ternira son image si elle est accusée d’autoriser à un sportif de haut niveau d’exercer dans ses locaux sans qu’une instance ne puisse le contrôler. La fédération de Stamford doit employer les moyens nécessaires pour rester exempt de tous reproches à l’approche de WrestleMania 33, si elle ne veut pas soulever un tollé dont l’UFC s’en serait bien passée l’année dernière…