Steve Austin : “Je me retiens de dire certaines choses”

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Les podcasts de la WWE sont conçus pour servir d’alternative. Si par définition, elle permet d’offrir le choix entre deux possibilités distinctes, il est essentiel que ces émissions proposent un point de vue différent de la trame suivie par la compagnie à la télévision.

Avec son podcast sur le WWE Network, Stone Cold n’avait pas peur des mots. Il savait ressortir les dossiers chauds et n’acceptait de suivre qu’un minimum strict de consignes pour garder une certaine indépendance et une identité propre à lui-même. Qui d’autre serait mieux placé que l’illustre anti-conformiste de l’Attitude Era pour imposer sa méthode de travail ?

Jim Ross, le regretté “Rowdy” Roddy Piper, Ric Flair – pour ne citer qu’eux – ont initié cette nouvelle mode. Mais seul Steve Austin ignore la définition du mot “corporate”. Il ne l’a jamais apprise, sans doute qu’il n’en a jamais eu l’intention. Tout le contraire de Chris Jericho, venu piquer la place du Rattlesnake sur le WWE Network avec son podcast “Live with Chris Jericho !”, dans un contexte allant dans le sens de Vince McMahon et HHH.

Chris Jericho s’est mué en journaliste alors que Steve Austin en analyste imperturbable, offrant une perspective se rapprochant de la vision du simple fan. Une attitude qui lui avait coûté sa place sur le Network, notamment à cause d’un soir de 2 février 2015. La légende du Texas avait alors questionné son invité Triple H sur la possibilité d’une intronisation de Chyna, alors en froid avec la compagnie, dans le WWE Hall of Fame.

Dans son podcast “The Steve Austin Show”, le 3:16 guy a invité l’homme de la controverse et ancien booker de la WWE, Vince Russo, pour discuter de la censure appliquée par la fédération de Stamford dans sa propre émission.

Très souvent, je me retiens parce que je suis un mec de la maison et je me dois de sortir un podcast tous les mois. Ce n’est pas mon but de descendre les gens ou de semer la pagaille. J’adore le business [du catch] mais c’est comme ça. J’ai mon opinion. Parfois, croyez moi, je me retiens de dire ce que j’ai sur le coeur lorsque j’évoque mon opinion car je ne veux pas discréditer quelqu’un.

Depuis, le WWE Hall of Famer a réussi à négocier son retour sur le Network mais a du se plier à certaines conditions, synonyme de restrictions. Désormais, et probablement pour la seule fois de sa carrière, il y a une limite à ne pas dépasser pour Stone Cold :

Très franchement, parfois en discutant avec certains lutteurs de la WWE, tu ne peux pas aller dans la direction que tu veux. Il y a une limite qui se dessine que tu ne peux pas dépasser car ils ne veulent pas s’auto-critiquer. Ils ne veulent pas évoquer certains sujets non plus. Donc, voilà, c’est comme ça.