Zelda : Nintendo menace Cody Rhodes pour la Triforce

· · 5 min
Zelda : Nintendo menace Cody Rhodes pour la Triforce

La Triforce tatouée sur une phalange, le logo d'Hyrule brodé sur des bottes de catch bleues : Cody Rhodes ne cache pas sa passion pour The Legend of Zelda. Mais cette dévotion assumée lui a valu un courrier qu'il n'attendait pas — une mise en demeure signée Nintendo. Pas agressive, paraît-il. Mais une mise en demeure quand même.

Cody Rhodes, catcheur et fan de Zelda bien avant le titre WWE

Revenons à la fin des années 2000. Cody Rhodes débute tout juste sa carrière à la WWE, loin encore du statut de champion qu'il atteindra des années plus tard. Pour se distinguer sur le ring, il mise sur un détail visuel fort — ses célèbres bottes bleues arborent discrètement le symbole de la Triforce. Pas un hasard, pas un caprice esthétique — une conviction profonde.

Dans un numéro du WWE Magazine datant de 2008, Rhodes explique lui-même sa démarche avec une clarté désarmante : "Si vous regardez le logo sur mes bottes, vous remarquerez que c'est la Triforce de The Legend of Zelda. Il y a des gens qui relisent un livre chaque année : moi, je refais The Legend of Zelda : A Link to the Past sur Super Nintendo chaque année." Une citation qui dit tout sur le rapport intime qu'il entretient avec la licence de Nintendo.

Ce n'est pas qu'une question de nostalgie. Rhodes voit dans les trois composantes de la Triforce une philosophie applicable à sa vie de sportif professionnel. Zelda incarne la sagesse, Link le courage, Ganon la puissance. Trois valeurs qu'il cherche à incarner sur le ring et en dehors. D'ailleurs, il a fait graver la Triforce sur l'une de ses phalanges — preuve que l'attachement dépasse largement le cadre du jeu vidéo.

La mise en demeure "polie" de Nintendo : quand Big N sort le stylo

Nintendo est réputé pour sa fermeté sur les questions de propriété intellectuelle. Le géant japonais protège ses marques avec une rigueur constante, qu'il s'agisse de fan games, de contenus YouTube ou, visiblement, de bottes de catcheur. Rhodes l'a appris à ses dépens — même si l'issue reste anecdotique.

C'est dans un épisode récent de son podcast What Do You Wall Talk About, enregistré avec Kit Wilson, autre catcheur de la WWE, que Cody Rhodes a révélé avoir reçu une lettre de Nintendo. Sa description de la situation est savoureuse : "C'était très gentil de leur part, ils n'étaient pas… c'était poli, ils ne poursuivaient personne, je ne suis pas le premier à posséder la Triforce." Mais le message était clair : retirer le symbole.

Ce type de démarche préventive est caractéristique de la stratégie juridique de Nintendo. Voici comment l'entreprise gère généralement ce genre de situation :

  1. Identification de l'utilisation non autorisée d'un symbole ou d'une marque déposée
  2. Envoi d'une mise en demeure formelle mais non agressive en premier lieu
  3. Demande de cessation immédiate sans poursuites judiciaires si la partie concernée obtempère
  4. Escalade juridique uniquement en cas de refus ou de récidive

Rhodes a obtempéré sans résistance. Les bottes bleues ont disparu avec leur symbole triangulaire. Fin de l'histoire pour Nintendo, anecdote dorée pour le catcheur.

Élément Détail
Période concernée Fin des années 2000
Support utilisé Bottes bleues portées sur le ring WWE
Symbole incriminé Triforce (marque déposée Nintendo)
Type de démarche Nintendo Mise en demeure polie, sans poursuites
Réaction de Cody Rhodes Retrait immédiat du symbole
Révélation publique Podcast What Do You Wall Talk About, 2025-2026

Triforce, tatouages et philosophie : pourquoi cette histoire touche la communauté gaming

Ce qui fait le charme de cet épisode, ce n'est pas la menace juridique en elle-même — c'est ce qu'elle révèle sur Cody Rhodes. L'histoire d'un gamin fan de The Legend of Zelda qui décide d'inscrire les valeurs du jeu dans sa chair et sur ses vêtements de combat, ça parle à toute une génération de joueurs.

Sa déclaration dans le podcast est particulièrement éloquente : "Tu plonges, tu te casses le coude. Tu décides de plonger à nouveau le lendemain soir, et tu te casses encore plus le coude. Je trouvais que c'était tout à fait approprié." C'est une lecture personnelle et sincère des valeurs portées par la franchise depuis 1986 — année de sortie du premier épisode au Japon.

La communauté gaming a largement relayé l'anecdote après sa mise en lumière par Video Games Chronicle, qui a remonté les archives du WWE Magazine de 2008. Franchement, difficile de ne pas sourire en imaginant la scène : un futur champion mondial de catch qui reçoit un courrier de Nintendo pour ses bottes. Cody Rhodes reste à ce jour l'un des rares athlètes professionnels à avoir été officiellement interpellé par le géant de Kyoto pour un usage non commercial de l'une de ses marques les plus iconiques.

Ce que cette histoire pointe surtout, c'est la frontière floue entre hommage sincère et violation de propriété intellectuelle. Rhodes n'a jamais cherché à monétiser la Triforce ni à s'en approprier la paternité. Il voulait juste afficher ses valeurs. Nintendo, lui, n'a pas attendu pour protéger son actif. Dans un secteur où la valeur d'une licence peut peser des milliards — The Legend of Zelda : Tears of the Kingdom a dépassé les 20 millions d'exemplaires vendus depuis 2023 — on comprend pourquoi la vigilance ne faiblit jamais, même pour une paire de bottes de catch.

Partager

Cecile
L'auteur

Cecile

Cecile apporte la touche féminine du site, offrant un regard incisif et bienveillant sur les hommes et les relations contemporaines. Elle décortique comportements et tendances avec finesse pour aider lectrices et lecteurs à mieux comprendre les dynamiques entre les sexes.

Ses articles mêlent analyse, expérience et conseils pratiques, toujours écrits dans un style clair et engagé. Elle privilégie l'authenticité et le dialogue pour nourrir des échanges constructifs.

À lire ensuite

Articles similaires