WWE SmackDown : Rhodes et Gunther en vedette

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WWE SmackDown : Rhodes et Gunther en vedette

Albany, New York, 17 juillet 2026. Le WWE SmackDown précédant le Saturday Night's Main Event à Madison Square Garden n'avait qu'un objectif : chauffer la salle avant le grand soir du lendemain. Mission accomplie sur le papier. Sur le fond ? C'est une autre histoire, franchement décevante à plusieurs égards.

Cody Rhodes vs Gunther : l'événement principal qui pose plus de questions qu'il n'en résout

Commençons par l'éléphant dans la pièce. Gunther aurait logiquement dû être suspendu après avoir agressé le GM de SmackDown la semaine précédente. Au lieu de ça ? Adam Pearce débarque pour annoncer que si Gunther et Sami Zayn battent Rhodes et CM Punk lors du Saturday Night's Main Event, les deux hommes intègreront un Fatal 4-Way pour le titre mondial à SummerSlam. Autrement dit, agresser son supérieur hiérarchique mène à une opportunité de titre. La cohérence narrative a pris la nuit off.

Pearce a au moins eu le mérite de dire haut et fort que, s'il n'en tenait qu'à lui, Gunther serait viré. C'est la seule touche de réalisme du segment. Gunther, lui, a ouvert son promo en se posant en victime depuis son arrivée sur la marque bleue, en omettant soigneusement qu'on lui avait offert une opportunité de titre dès son débarquement. On peut appeler ça du "heel work", mais c'est surtout de l'écriture bâclée.

Rhodes n'a pas attendu longtemps pour réagir et forcer un match en main event. Le combat a suivi le style physique et méthodique qu'on attend de ces deux-là : chops dévastateurs de Gunther, Bionic Elbow et Pedigree de Rhodes, qui s'est néanmoins blessé les genoux en exécutant la prise, empêchant le tombé. La dramaturgie autour de la santé de Rhodes fonctionnait bien, compte tenu des enjeux du lendemain. Mais voilà où tout déraille.

Punk est apparu à ringside. Et là, la question s'impose d'elle-même : pourquoi ne pas simplement provoquer une disqualification pour en finir ? Ce match ne servait objectivement à rien, sinon à flatter l'ego du personnage de Rhodes, ce qui avait d'ailleurs irrité Punk plus tôt dans la soirée. Zayn, absent depuis sa défaite pour l'Undisputed WWE Championship, a resurgi pour attaquer Punk à l'extérieur. Rhodes a répliqué, Zayn l'a contré, offrant la victoire par DQ à Rhodes. Surprise de la soirée : zéro. Le show s'est terminé sur un brawl général impliquant les quatre hommes, séparé in extremis. Chaotique, brouillon, et difficile à apprécier pour une rivalité qui mettait en scène Rhodes et Punk. Note du match : 3/5.

Le tournoi pour le titre féminin intérimaire : des qualifications qui font grincer des dents

La blessure au genou de Rhea Ripley a conduit la WWE à créer un Interim Women's Championship, avec un ladder match à SummerSlam pour le décrocher. L'idée de faire qualifier les participantes est solide, sur le principe. L'exécution, en revanche, laisse pantois.

Premier match de qualification : Tiffany Stratton contre Jacy Jayne. Stratton est championne féminine américaine, un titre que la compagnie elle-même semble considérer comme décoratif. Joe Tessitore, au commentaire, a littéralement déclaré que Stratton "veut le grand titre". Si la WWE ne croit pas en sa propre ceinture, pourquoi le public le ferait-il ? Stratton a gagné proprement, mais c'est Jayne qui méritait qu'on s'arrête. Heel fraîche, crédible, introduite directement via une attaque contre Ripley : le scénario s'écrivait tout seul pour lui offrir ce moment. La WWE a préféré l'enterrer. Note du match : 2/5.

Deuxième qualification : Jade Cargill face à Nia Jax. Le match a démarré, puis Charlotte Flair est intervenue pour venger ce que Cargill avait infligé à Alexa Bliss la semaine précédente. Bilan direct de cette intervention : Cargill récupère la victoire par disqualification et file au ladder match. Flair, l'une des lutteuses les plus décorées de l'histoire de la WWE avec 13 règnes de championnat à son actif, a offert une place au match à son adversaire tout en pensant se venger. Difficile de faire pire en matière de logique. La WWE a ensuite récompensé Flair en lui programmant un match contre Jax la semaine suivante, après que cette dernière se soit plainte auprès de Pearce. Note du match : 0/5.

Le meilleur moment du show : The War Raiders vs Fraxiom et le reste de la carte

Voici le tableau complet des résultats et notes de la soirée :

MatchRésultatNote
Cody Rhodes vs GuntherRhodes gagne par DQ3/5
The War Raiders vs FraxiomRaiders gagnent4/5
Qualif. ladder match : Jade Cargill vs Nia JaxCargill gagne par DQ0/5
Qualif. ladder match : Tiffany Stratton vs Jacy JayneStratton gagne2/5
Finn Bálor vs Talla TongaBálor gagne2,75/5

Le match qui a sauvé la soirée ? Sans hésitation, The War Raiders contre Fraxiom (Nathan Frazer et Axiom). Deux styles opposés : la puissance brute d'Erik et Ivar face à l'agilité aérienne du duo adverse. Le rythme était élevé, les combinaisons offensives inventives, avec notamment un Phoenix Splash de Frazer stoppé net par un genou d'Erik, puis un double Powerbomb "Ragnarok" en définitive. Fraxiom n'avait aucune chance vu le contexte : la WWE prépare manifestement les Raiders pour un programme contre R-Truth et Damian Priest. Mais en termes de qualité pure, ce match était à cent lieues au-dessus du reste de la soirée.

Note globale du show : 2,5/10. Pour un SmackDown de go-home avant un événement aussi attendu que le Saturday Night's Main Event à Madison Square Garden, on pouvait espérer beaucoup mieux. La rivalité Rhodes-Punk mérite une écriture à la hauteur des deux protagonistes. Pour l'instant, c'est loin d'être le cas.

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Harry
L'auteur

Harry

Harry est un adepte de la mode et de la tech qui explore l'intersection entre style et innovation. Il publie des articles clairs sur les tendances, les gadgets connectés et les wearables, offrant des conseils pratiques pour intégrer la technologie au quotidien. Son approche allie sens esthétique et rigueur technique pour aider les lecteurs à rester à la pointe sans sacrifier leur personnalité.

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