Stéroïdes et bière : débuts chocs en musculation
77 jours. C'est le temps qu'a passé Peter Mossfield à ingurgiter jusqu'à 24 boissons alcoolisées par jour tout en se shootant aux stéroïdes anabolisants... sans jamais mettre les pieds dans une salle de sport. Le bilan ? Une apparition aussi inattendue qu'improbable sur la scène du NPC East Coast Mecca Classic 2026, à New York, dans la catégorie Men's Classic Physique Open Class B. Franchement, peu d'histoires dans le monde de la musculation atteignent ce niveau d'absurdité assumée.
Le protocole le plus étrange de l'histoire du bodybuilding
Derrière le compte Instagram BoozeBagFitness, Mossfield a documenté chaque étape de son expérience. L'idée de départ était simple, presque scientifique à sa façon : tester jusqu'où les stéroïdes anabolisants peuvent construire de la masse musculaire sans aucun entraînement associé. Une question que peu de gens oseraient poser sérieusement, et encore moins mettre en pratique.
Sa routine quotidienne pendant ces 77 jours ressemblait à ceci :
- Prise de stéroïdes anabolisants en continu ("blasting gear")
- Jusqu'à 24 consommations d'alcool par jour, d'abord de la bière, puis de la vodka avec soda light pour réduire les calories
- Zéro séance de musculation, zéro entraînement physique
Ce switch vers la vodka mérite d'être souligné : Mossfield a ajusté sa consommation non pas pour sa santé, mais pour optimiser son apport calorique avant la compétition. Une logique de préparation compétitive détournée, pour le moins particulière.
Les impacts sur sa santé ? Il ne les a pas cachés. Interrogé sur Instagram, il a répondu sans filtre : "Le sommeil était horrible, la digestion mauvaise", mais l'énergie, boostée par les stéroïdes, restait surprenamment correcte. Les douleurs gastriques et les troubles du sommeil constituent, selon lui, les effets les plus significatifs de ce régime extrême.
Une compétition chaotique et un bilan sans concessions
Le jour J au NPC East Coast Mecca Classic, Mossfield s'est retrouvé face à des bodybuilders au physique soigneusement sculpté après des mois d'entraînement rigoureux. L'écart visuel était évident. Il termine logiquement dernier... mais la suite est encore plus savoureuse.
Voici comment s'est déroulée sa journée de compétition :
| Moment | Ce qui s'est passé |
|---|---|
| Prejudging | Mossfield monte sur scène, termine dernier |
| Pause entre les épreuves | Il quitte la salle pour aller boire |
| Finale individuelle | Il "perd la notion du temps" et rate l'épreuve |
Mossfield a précisé que la compétition était un show ouvert au public : il avait payé son inscription comme n'importe quel participant. Aucun show professionnel n'a été perturbé. Les autres concurrents, selon ses propres mots, se sont montrés "tous sympas et bienveillants", ce qu'il attribue sans détour à leur confiance en eux : "Probablement parce qu'ils étaient musclés et pas dans l'insécurité corporelle", a-t-il glissé avec autodérision.
Il a aussi évoqué un détail cocasse : ne pas avoir rasé ses longs cheveux aurait potentiellement pesé sur son classement. Pour quelqu'un qui a bu 24 verres par jour pendant 77 jours sans soulever un haltère, la remarque a le mérite d'être cohérente avec le reste.
Après la compétition, Mossfield a arrêté les stéroïdes et annoncé vouloir débuter l'entraînement naturel, curieux de voir si les gains musculaires acquis pendant l'expérience se maintiendraient. Sa prochaine priorité : développer son athletisme pour le MMA et travailler sa puissance de lancer. Une reconversion sportive qui, cette fois, implique apparemment de vraiment s'entraîner.
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