Matchs AEW impossibles : les combats qui auraient pu être

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Matchs AEW impossibles : les combats qui auraient pu être

Depuis sa création en 2019, AEW a offert des combats de rêve qui semblaient improbables sur papier : Kenny Omega contre Bryan Danielson, CM Punk contre MJF, Mercedes Mone contre Toni Storm. Pourtant, derrière cette vitrine impressionnante se cachent des confrontations qui n'ont jamais vu le jour, parfois à cause de blessures, parfois à cause de drames en coulisses, occasionnellement juste par manque de vision booking. Ces matchs fantômes méritent qu'on s'y attarde.

Les confrontations féminines sacrifiées sur l'autel du mauvais timing

Difficile de parler de rendez-vous manqués sans évoquer Mariah May contre Mercedes Mone. Cette opposition, qui aurait été une évidence commerciale, n'a jamais eu lieu malgré des mois de cohabitation au sommet du roster féminin. Pendant que May régnait en championne du monde féminin AEW, Mone défendait le titre TBS dans un règne record. Deux coqs dans une même basse-cour, mais sans que leurs chemins ne se croisent.

Mone a affronté quasiment toutes les grandes noms de la division : Willow Nightingale, Hikaru Shida, Toni Storm, Britt Baker, et même Stephanie Vaquer. Mais May ? Jamais. Le problème tient à une logique narrative trop cloisonnée : May gravitait autour de son programme avec Toni Storm, pendant que Mone évoluait dans sa propre orbite. Ces deux bulles n'ont jamais explosé en même temps.

Franchement, c'est l'une des plus grosses erreurs de booking féminin de l'histoire récente d'AEW. May a quitté la promotion avant de pouvoir affronter les plus grandes, et ce match potentiellement cinq étoiles reste définitivement dans les cartons. Pas de revanche possible, pas de deuxième chance.

Quand les guerres en coulisses ont volé des matchs historiques

Certains combats impossibles doivent leur inexistence non pas au hasard, mais à des tensions humaines bien réelles. CM Punk contre Jeff Hardy en est l'exemple parfait. En 2009, leur feud WWE avait tout pour plaire : du storytelling de haute volée, une animosité crédible et des matchs d'une qualité rare. Ces deux hommes ont cohabité dans AEW pendant plusieurs années, et les fans réclamaient une reprise de cette rivalité iconique.

Tony Khan n'a jamais sauté sur cette opportunité. Punk a quitté AEW après de multiples incidents en coulisses, tandis que la période de Hardy dans la promotion s'est terminée dans le tumulte de problèmes juridiques. Ce match d'une seule soirée, élémentaire one-off nostalgie, aurait pourtant généré un buzz considérable.

Dans une veine similaire, imaginez The Elite opposés à CMFTR (CM Punk associé à FTR) dans un match de trios. Cette confrontation six-hommes aurait transcendé le sport avec des vraies rancœurs transformées en spectacle. La dernière fois qu'un tel niveau de réalité s'est mêlé à la fiction, c'était au Bash At The Beach 1996. Le potentiel était là, la dynamique narrative aussi. Mais les relations entre Punk, Kenny Omega et les Young Bucks ne se sont jamais assainies, et le match est mort avant même de naître.

Match potentiel Raison principale de l'échec Impact estimé
CM Punk & FTR vs The Elite Conflits internes irrémédiables Match générationnel
Jeff Hardy vs CM Punk Départs séparés sous tension Nostalgie explosive
Mariah May vs Mercedes Mone Mauvais timing narratif Main event PPV garanti
Bryan Danielson vs Jay White Booking jamais décidé Classique technique

Les matchs fantômes qui auraient redéfini certaines carrières

Bryan Danielson a affronté quasiment tout le monde dans AEW : Omega, Ospreay, Moxley, MJF, Okada, Jericho, Adam Page. Sa carrière dans la promotion ressemble à une encyclopédie des grands combats. Pourtant, Jay White n'a jamais croisé Danielson en singles. Leur seule interaction s'est limitée à un match par équipes à huit hommes. Pour un lutteur de la qualité de White, capable de sortir des performances de haut niveau contre une grande variété de styles, c'est une lacune flagrante.

Voici d'ailleurs les occasions manquées les plus criantes dans la carrière AEW de Danielson face à ses contemporains :

  • Jay White : le grand absent de son palmarès AEW
  • Cody Rhodes : parti trop tôt pour que leur histoire s'écrive
  • Sting : une confrontation en fin de carrière qui aurait eu une vraie charge émotionnelle

À propos de Sting justement : sa collaboration avec Darby Allin restera l'un des meilleurs romans de tag team de la décennie, avec un règne de champions du monde par équipes et une invincibilité totale en binôme. Mais un match singulier entre ces deux partenaires restait une possibilité légitime, et aurait eu une dimension dramatique évidente, deux générations d'une même philosophie de combat se défiant face à face.

Le cas Cody Rhodes contre Jon Moxley illustre peut-être le mieux le gâchis systémique des premières années d'AEW. Après le Double Or Nothing 2019, ces deux hommes portaient la promotion sur leurs épaules. Moxley tenait le titre mondial, Rhodes le TNT Championship. Deux visages populaires au sommet simultanément, et jamais une seule interaction directe, ni même une ébauche de feud. Rhodes a quitté AEW sans que ce money match ait jamais été effleuré par Tony Khan. Un rendez-vous raté qui coûtait rien à organiser.

Ces combats fantômes partagent tous un point commun : ils étaient réalisables, logiques et désirés par le public. La prochaine fois qu'une fenêtre s'ouvre sur ce type d'affrontement en AEW, espérons que Khan aura appris de ces opportunités gâchées. Les fans, eux, ne pardonnent pas deux fois les mêmes erreurs.

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Cecile
L'auteur

Cecile

Cecile apporte la touche féminine du site, offrant un regard incisif et bienveillant sur les hommes et les relations contemporaines. Elle décortique comportements et tendances avec finesse pour aider lectrices et lecteurs à mieux comprendre les dynamiques entre les sexes.

Ses articles mêlent analyse, expérience et conseils pratiques, toujours écrits dans un style clair et engagé. Elle privilégie l'authenticité et le dialogue pour nourrir des échanges constructifs.

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