Hommes plus polluants : étude révélatrice

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Hommes plus polluants : étude révélatrice

Publiée dans l'International Journal for Masculinity Studies, une étude coordonnée par 22 chercheurs issus de 13 pays vient bousculer le débat environnemental. Son message central est sans détour : les hommes polluent davantage que les femmes, à travers leurs choix de consommation, leurs activités professionnelles et leur rapport à la politique climatique. Une conclusion qui dérange, mais qui repose sur un corpus de recherches internationales difficile à ignorer.

Viande, transport, industrie : les habitudes masculines dans le viseur

Le professeur Jeff Hearn, sociologue à l'Université de Huddersfield au Royaume-Uni, résume le paradoxe central : "Il existe désormais de variées recherches montrant les impacts négatifs clairs de certains comportements masculins sur l'environnement — et pourtant, cet aspect est quasi absent des débats politiques sur la durabilité." Franchement, c'est là où le bât blesse.

L'étude identifie des domaines précis où l'empreinte masculine dépasse celle des femmes :

  • La consommation de viande, présentée comme un marqueur de masculinité dominante dans de nombreuses cultures
  • Les déplacements intensifs : voyages fréquents, transports motorisés, tourisme à fort impact
  • Le contrôle des industries extractives, de l'agriculture industrielle et des secteurs carbonés
  • Le militarisme, dont les chercheurs soulignent les effets environnementaux dévastateurs

Ces activités ne sont pas des clichés. Elles structurent des secteurs économiques entiers. Les chercheurs pointent notamment les élites blanches occidentales comme moteurs principaux de ces processus, citant le colonialisme, l'extractivisme et le capitalisme comme mécanismes sous-jacents. Un angle d'analyse clairement politisé, que certains lecteurs jugeront tendancieux — mais les données sectorielles restent là.

Émissions mondiales et politique verte : les hommes à la traîne

Pour contextualiser l'impact global, les auteurs rappellent le classement des cinq pays responsables des plus grandes émissions de CO₂ au monde, selon les données de Worldmeter :

Rang Pays
1Chine
2États-Unis
3Inde
4Russie
5Japon

Ces pays sont tous dirigés par des gouvernements majoritairement masculins. Coïncidence ou corrélation structurelle ? L'étude ne tranche pas définitivement, mais l'absence des hommes dans les mouvements écologistes actifs renforce l'interrogation. Les chercheurs notent que, parmi les figures politiques influentes, le négationnisme climatique va souvent de pair avec des positions misogynes — particulièrement chez les élites d'extrême droite.

Le contexte global mérite d'être précisé : en octobre 2025, Bill Gates lui-même a déclaré publiquement que la hausse des températures mondiales "ne conduira pas à la disparition de l'humanité" — une position en rupture nette avec ses discours antérieurs. Ce revirement illustre bien la tension croissante autour du narratif climatique dominant.

Pour autant, les auteurs évitent le procès collectif. Ils reconnaissent explicitement que certains hommes s'engagent activement pour inverser ces tendances, avec énergie et détermination. L'étude ne condamne pas un sexe entier — elle pointe des comportements systémiques et des structures de pouvoir qui, statistiquement, restent à majorité masculine. Nuance essentielle. Si vous êtes un homme qui prend le vélo, mange peu de viande et vote vert, cette étude ne parle pas de vous. Mais elle parle de votre voisin qui conduit un SUV diesel et nie le réchauffement climatique entre deux steaks.

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Romain
L'auteur

Romain

Romain est un auteur spécialisé dans le sport et le mode de vie healthy. Il propose des conseils pratiques d'entraînement, de récupération et de nutrition pour aider ses lecteurs à atteindre leurs objectifs. Son approche pragmatique et motivante s'adresse aussi bien aux débutants qu'aux sportifs confirmés. Retrouvez des programmes simples, des recettes saines et des astuces pour rester actif au quotidien.

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