Eric Bischoff critique Cody Rhodes en tant que champion

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Eric Bischoff critique Cody Rhodes en tant que champion

Il n'a jamais mâché ses mots. Eric Bischoff, ancien directeur général de la WCW et membre du Hall of Fame de la WWE, a de nouveau frappé fort sur son podcast 83 Weeks en exprimant une lassitude claire et assumée à l'égard de Cody Rhodes dans son rôle actuel de champion. Pour beaucoup de fans, cette sortie résonne comme une vérité que personne n'osait formuler aussi directement.

Bischoff ne cache plus sa lassitude face au champion babyface

La déclaration est tombée sans détour. Sur 83 Weeks, Bischoff a lâché : "Je suis over avec Cody comme champion babyface." Pas une attaque personnelle, insiste-t-il, mais un constat narratif. Il précise d'emblée qu'il nourrit un respect sincère pour Cody et pour toute la famille Rhodes. Ce n'est pas une question de sympathie, c'est une question de saturation scénaristique.

Concrètement, voilà ce que Bischoff reproche au booking actuel :

  • Une répétition des mêmes mécaniques de face depuis plus de deux ans
  • Un manque de renouvellement dans l'arc narratif du champion
  • Une prévisibilité qui éteint le désir de voir la suite
  • Un potentiel dramatique sous-exploité côté heel

"On a vu ça beaucoup ces deux dernières années, dit-il. Il n'y a plus immense chose qui m'attire dans la prochaine itération de Cody en babyface." Le mot "itération" est important : Bischoff ne dit pas que Cody est mauvais, il dit que la formule est épuisée. Nuance capitale, mais souvent ignorée dans les débats en ligne.

Ce type de lassitude narrativeest bien documenté dans l'histoire du catch professionnel. John Cena lui-même a traversé des phases où le public adulte se retournait contre lui, précisément parce que le personnage ne changeait pas. La WWE a mis plus de dix ans à offrir à Cena un vrai virage heel, et encore, il n'a jamais vraiment franchi le cap. Bischoff semble dire : ne refaites pas la même erreur avec Rhodes.

Le potentiel heel de Cody Rhodes selon l'ancien patron de la WCW

C'est là que la réflexion de Bischoff devient réellement captivante. Il ne se contente pas de critiquer, il propose. Et sa proposition repose sur un argument solide : Cody Rhodes est un acteur. Bischoff martèle ce point avec insistance sur le podcast, soulignant que les capacités de jeu de l'Undisputed WWE Champion dépassent largement ce qu'un rôle de gentil lui permet d'exprimer.

"Il est acteur, vraiment acteur", dit Bischoff. "Ce talent pourrait donner vie à un personnage heel d'une façon que très peu de gens seraient capables de faire." L'idée est séduisante. Un heel Cody Rhodes ne serait pas un simple méchant générique, ce serait un personnage construit, nuancé, capable d'ambivalence morale. Exactement ce qui fait vibrer les meilleures storylines de l'histoire de la WWE.

Aspect Cody babyface (actuel) Cody heel (hypothétique)
Réaction du public Pops prévisibles, émotions codifiées Tension, ambiguïté, implication accrue
Potentiel narratif Limité après 2 ans de même registre Vaste, non visité
Exploitation des capacités d'acteur Partielle Totale selon Bischoff
Impact business Stable mais en plateau Potentiellement explosif

Bischoff va plus loin : il pense que la WWE aurait dû déclencher ce virage lors du Clash in Italy, estimant qu'un changement aussi radical à ce moment précis aurait eu un effet direct sur les chiffres business de la fédération. Difficile à vérifier sans données internes, mais l'ancien patron de la WCW des années glorieuses, celle qui battait la WWE au Nielsen Rating pendant 83 semaines consécutives entre 1996 et 1998, a l'habitude de penser en termes d'impact commercial immédiat.

Pour lui, retirer la ceinture à Cody ne serait pas une punition narrative, ce serait le point de départ d'une transformation. "Je lui enlèverais ce titre d'une façon ou d'une autre, et cela débuterait son voyage vers le heeldom." Le mot voyage est révélateur. Il parle d'un arc long, pas d'un simple pivot de deux semaines.

Pourquoi cette prise de position compte vraiment dans le débat actuel

Bischoff n'est pas n'importe quel commentateur. Il a construit et détruit des arcs de champions, géré des talents au sommet de leur popularité, et survécu aux guerres du lundi soir. Son regard sur la psychologie du catch a une valeur que les analystes purement académiques ne peuvent pas reproduire.

Pourtant, Cody Rhodes lui-même semble peu convaincu par l'idée d'un virage heel. Dans plusieurs interviews récentes, le champion a évoqué sa volonté de remplir le vide laissé par John Cena, celui de la grande star babyface que les enfants adorent et que les familles paient pour voir. C'est une vision légitime, commercialement défendable. Mais Bischoff pose la vraie question : cette vision est-elle encore viable narrativement après deux ans d'exposition intensive ?

Franchement, le débat dépasse le simple cas Rhodes. Il touche à une tension fondamentale dans la WWE : entre stabilité commerciale et renouveau créatif, entre protéger une image bankable et risquer un virage qui pourrait tout relancer. Ce n'est pas une décision anodine. Un turn heel d'un champion en titre représente un pari narratif majeur, rarement tenté à ce niveau d'exposition.

Ce que Bischoff pointe avec précision, c'est que l'inaction a aussi un coût. Rester babyface par peur du changement peut user un personnage plus sûrement qu'un mauvais angle. Si la WWE n'agit pas d'ici WrestleMania 43, il sera peut-être trop tard pour que le virage produise l'électrochoc espéré. La fenêtre se ferme, et Bischoff le sait mieux que quiconque.

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Romain
L'auteur

Romain

Romain est un auteur spécialisé dans le sport et le mode de vie healthy. Il propose des conseils pratiques d'entraînement, de récupération et de nutrition pour aider ses lecteurs à atteindre leurs objectifs. Son approche pragmatique et motivante s'adresse aussi bien aux débutants qu'aux sportifs confirmés. Retrouvez des programmes simples, des recettes saines et des astuces pour rester actif au quotidien.

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