Cody Rhodes veut relancer une faction WWE légendaire

· · 5 min
Cody Rhodes veut relancer une faction WWE légendaire

Ric Flair a fondé les Four Horsemen en 1985 à la NWA, créant l'une des factions les plus redoutées de l'histoire du catch. Quarante ans plus tard, un journaliste américain suggère que Cody Rhodes serait le candidat adapté pour ressusciter ce groupe mythique sous la bannière WWE. L'idée est loin d'être anodine, et franchement, elle mérite qu'on s'y arrête sérieusement.

David Shoemaker et la proposition qui fait parler

C'est lors d'une apparition sur le podcast Cheap Heat que l'écrivain et analyste catch David Shoemaker a lâché cette idée. Sa réflexion part d'un constat précis : dans chaque grande rivalité impliquant Cody Rhodes, il existe systématiquement un moment où le personnage semble sur le point de basculer du côté obscur. Contre John Cena, face à Randy Orton, le scénario laissait entrevoir un heel turn logique. Mais chaque fois, la WWE abandonne la piste une semaine plus tard pour repartir sur les mêmes rails.

Shoemaker a formulé sa proposition clairement : "Isn't Cody exactly the dude who should relaunch the Four Horsemen ? Cody with just some other dudes in suits, like exactly what you want to see from him as a heel." L'idée ne réclame pas un virage caricatural du genre "je déteste les fans". Elle propose quelque chose de bien plus subtil, un Rhodes fonctionnellement villaineux, arrogant, condescendant, tout en costumes et en discours qui passent au-dessus de la tête du public. Pour ceux qui suivent la WWE depuis quelques années, ce profil colle parfaitement à ce que Cody projette déjà naturellement.

La WWE possède l'intégralité du catalogue WCW depuis son rachat en 2001, ce qui lui donne le droit plein et entier d'utiliser le nom "Four Horsemen" sans aucune complication juridique. Il n'y a aucun obstacle légal. Seulement une décision créative à prendre.

Quel casting pour reformer une faction de légende ?

Si Cody Rhodes endosse le rôle de Ric Flair, celui du leader charismatique et hautain, il faut autour de lui un groupe crédible. Les Four Horsemen originaux avaient cette particularité de mélanger des vétérans établis et des talents en pleine ascension. Dean Malenko, Lex Luger ou Sid Vicious ont tous bénéficié de leur association avec Flair pour franchir un cap dans leur carrière.

Voici les profils qui correspondraient aujourd'hui à cette logique :

  • Bron Breakker : puissance brute, jeunesse, potentiel énorme encore sous-exploité
  • Carmelo Hayes : charisme naturel, style propre, parfait pour incarner l'étoile montante
  • Kevin Owens : vétéran crédible, capable de tenir le rôle d'exécuteur qu'Arn Anderson avait dans le groupe d'origine
  • Baron Corbin : profil de grande gueule expérimentée, correspond au besoin d'un enforcer sec et menaçant

Arn Anderson avait inventé le concept d'enforcer au sein des Horsemen, ce rôle de bras armé discret mais dévastateur. Ce poste reste fondamental pour qu'une faction fonctionne sur la durée. Sans lui, le groupe manque de densité.

Rôle dans la faction Original (années 80-90) Version 2026 possible
Leader charismatique Ric Flair Cody Rhodes
Enforcer / bras armé Arn Anderson Kevin Owens
Étoile montante #1 Lex Luger Bron Breakker
Étoile montante #2 Dean Malenko Carmelo Hayes

Ce tableau montre à quel point la structure des Four Horsemen reste une architecture solide, facilement transposable à la WWE actuelle sans trahir l'esprit du groupe fondateur.

La WWE devrait exploiter davantage ses anciennes propriétés WCW

La WWE détient un catalogue WCW d'une richesse considérable, et elle ne l'utilise qu'à moitié. Certains revivals récents prouvent que l'idée fonctionne quand elle est bien exécutée. Rey Mysterio a relancé la Latino World Order pour mettre en avant une nouvelle génération de luchadores sur le roster, et ça a fonctionné, au moins temporairement. Le bilan aurait pu être plus durable avec un investissement scénaristique plus sérieux.

Le problème récurrent avec les repackagings individuels, c'est qu'ils échouent presque systématiquement. Chaque fois que la WWE tente de réinventer un personnage de "riche arrogant" à la Ted DiBiase, ça retombe à plat. Mais les factions, elles, peuvent survivre au changement de génération si elles construisent leur propre identité plutôt que de singer l'originale.

La New World Order, autre propriété WCW emblématique, reste disponible pour une relance. Triple H, qui supervise la création de contenu depuis 2022, a jusqu'ici préféré ne pas toucher aux grandes marques du passé. Cette prudence se comprend, le risque de décevoir les nostalgiques est réel. Mais la WWE manque d'une faction de premier plan capable de structurer plusieurs storylines en parallèle, et c'est précisément ce que les Four Horsemen ont toujours su faire.

Pour moi, la vraie question n'est pas de savoir si Cody Rhodes peut porter ce projet, il en a clairement le profil et le charisme. La question est de savoir si la WWE acceptera de lui confier ce tournant narratif, celui d'un heel sophistiqué et calculateur plutôt que d'un babyface perpétuellement rédempteur. Ce serait un pari sur la complexité du personnage, exactement ce dont le catch de haut niveau a besoin pour renouveler son storytelling sans repartir de zéro.

Partager

Cecile
L'auteur

Cecile

Cecile apporte la touche féminine du site, offrant un regard incisif et bienveillant sur les hommes et les relations contemporaines. Elle décortique comportements et tendances avec finesse pour aider lectrices et lecteurs à mieux comprendre les dynamiques entre les sexes.

Ses articles mêlent analyse, expérience et conseils pratiques, toujours écrits dans un style clair et engagé. Elle privilégie l'authenticité et le dialogue pour nourrir des échanges constructifs.

À lire ensuite

Articles similaires