Cody Rhodes défend Avery Styles : débat sur népotisme

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Cody Rhodes défend Avery Styles : débat sur népotisme

Dix-neuf ans, un nom de famille qui résonne dans chaque arène, et déjà au centre d'une polémique qui a enflammé les réseaux sociaux du catch indépendant. Avery Styles, fils d'AJ Styles, n'a pas attendu longtemps pour faire parler de lui, mais pas forcément pour les raisons qu'il aurait espérées.

La dispute qui a tout déclenché

Tout part d'un événement GCW (Game Changer Wrestling) où Avery Styles, 19 ans, participe à un match. Natalya, vétérane de la WWE, prend la peine de saluer publiquement les capacités du jeune homme dans le ring. Geste bienveillant, intention louable. Sauf qu'un autre catcheur présent ce soir-là ne partage pas cet enthousiasme.

Arik Cannon, lutteur du circuit indépendant, répond sèchement à ces éloges. Il affirme avoir vu Avery éviter soigneusement la moindre tâche logistique pendant toute la soirée, comme monter ou démonter le ring. Son message posté sur X est sans ambiguïté : "Comme quelqu'un qui a regardé ce gamin esquiver la moindre aide lors de ce show... je veux juste dire : MDR !" La formule est directe. Elle fait mouche.

AJ Styles ne tarde pas à répondre. Pour lui, la logique est simple : son fils a été engagé pour wrestler, pas pour faire la manutention. Il compare la situation à un dîner chez quelqu'un, où l'on n'attendrait pas de l'invité qu'il fasse la vaisselle. Cannon rétorque que sans payer ses dues, Avery ne construira jamais le respect de ses pairs. L'échange monte en température, et les fans s'engouffrent dans le débat. Certains brandissent l'étiquette "nepo baby", d'autres défendent le fils du Phenomenal One.

Plusieurs membres du vestiaire prennent position pour Avery, notamment Moose (TNA), Ben Bishop surnommé "Big Trouble", et Lexis King, catcheur NXT et fils de la légende Brian Pillman.

Cody Rhodes s'invite dans le débat

Ce qui propulse l'affaire à un niveau supérieur, c'est l'intervention de Cody Rhodes. Cannon avait partagé une photo de Rhodes en train de balayer un ring avec une ceinture autour de la taille, lors d'un petit show indé. Message implicite : voilà comment on paie ses dues. Rhodes a compris immédiatement ce que sous-entendait le post, et il n'a pas apprécié.

Le 11 avril, The American Nightmare répond immédiatement à Cannon sur X. Son raisonnement tranche net avec la rhétorique classique du "mérite individuel" :

"Avery a 19 ans. Son père payait ses dues et faisait des sacrifices tout au long de la jeunesse de ce garçon, des sacrifices que certains ne comprendront peut-être jamais. Quand on est la famille qui tient la maison... Pour simplifier : il a déjà installé les foutues chaises."

C'est une position tranchée, assumée. Pour Rhodes, les sacrifices familiaux comptent comme une forme de cotisation, différente certes, mais réelle. AJ Styles a passé des années à sillonner les routes pour nourrir sa famille, loin de chez lui. Son fils aurait donc, par ricochet, déjà payé une partie de la note.

Protagoniste Position dans le débat Argument principal
Arik Cannon Contre Avery Pas d'effort logistique = pas de respect mérité
AJ Styles Pour Avery Engagé pour wrestler, pas pour le montage
Cody Rhodes Pour Avery Les sacrifices du père valent des "dues"
Lexis King, Moose Pour Avery Solidarité des enfants de lutteurs

Lexis King, lui-même fils d'une légende, prolonge le message avec une photo de groupe sur X. On y voit plusieurs enfants de grands noms du catch réunis, dont Aalyah Mysterio (fille de Rey Mysterio), Marie Malenko (fille de Dean Malenko), Uriah Connors (fils de Fit Finlay), Avery Styles et Brooks Jensen (fils de Bull Buchanan). La légende est lapidaire : "We already setup the f'n chairs..." Un symbole fort, une réponse collective.

Le vrai enjeu derrière l'étiquette "nepo baby"

Le terme nepo baby, popularisé à immense échelle autour de 2022-2023 dans le monde du divertissement, désigne les enfants de personnalités influentes qui bénéficient d'un accès facilité à une carrière. Le catch n'échappe pas à ce débat. Depuis des décennies, des familles entières structurent l'industrie : les Anoa'i, les Hart, les Guerrero.

Faut-il y voir un problème ? La question mérite qu'on la prenne au sérieux. Voici les reproches les plus fréquents adressés aux héritiers du catch :

  • Accès privilégié aux bookings sans avoir prouvé leur valeur
  • Protection implicite face aux critiques des vétérans
  • Pression réduite pour performer face aux conséquences de l'échec
  • Risque de décrédibiliser les lutteurs issus de milieux modestes

Ces griefs ont une part de vérité. Mais l'argument de Cody Rhodes mérite aussi d'être pesé honnêtement. Grandir dans une famille de catcheur professionnel a un coût, fréquemment invisible : père absent des mois entiers, instabilité financière liée aux aléas du circuit, pression sociale d'un nom à porter. Ce n'est pas rien.

Ce qui est clair, c'est que Avery Styles n'a pas demandé à naître avec ce nom. À 19 ans, il débute une carrière dans une industrie qui ne fait pas de cadeaux sur le long terme, quel que soit le patronyme. Juger sa valeur sur le fait qu'il n'ait pas replié des chaises lors d'un show de GCW semble, franchement, un peu court. La vraie mesure viendra du ring, et seulement du ring.

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Romain
L'auteur

Romain

Romain est un auteur spécialisé dans le sport et le mode de vie healthy. Il propose des conseils pratiques d'entraînement, de récupération et de nutrition pour aider ses lecteurs à atteindre leurs objectifs. Son approche pragmatique et motivante s'adresse aussi bien aux débutants qu'aux sportifs confirmés. Retrouvez des programmes simples, des recettes saines et des astuces pour rester actif au quotidien.

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