Cody Rhodes critique "The Last Jedi" sans détour

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Cody Rhodes critique "The Last Jedi" sans détour

Le 4 mai 2026, pendant que la moitié d'Internet célébrait le Star Wars Day, Cody Rhodes choisissait ce moment symbolique pour prendre position sur l'un des sujets les plus inflammables de la pop culture récent : The Last Jedi. Pas pour troller, pas pour faire le buzz. Pour défendre le film, et avec des arguments franchement solides.

Cody Rhodes et Star Wars : une opinion qui tranche

Presque dix ans après sa sortie en 2017, The Last Jedi continue de diviser comme peu de films en sont capables. Même Kathleen Kennedy, présidente de Lucasfilm, a reconnu publiquement que les retombées de ce film ont réorienté toute la trajectoire de la franchise Star Wars. C'est dire l'ampleur du séisme.

Le contexte ? IGN publiait un classement des films Star Wars. The Last Jedi y figurait en quatrième position. Cody Rhodes, star indispensable de la WWE surnommé l'"American Nightmare", a réagi : "Not bad ! I'd swap 7 & 5 prob. Love them ALL though." Autrement dit, il placerait The Empire Strikes Back avant A New Hope, mais garderait globalement ce classement.

C'est alors qu'un internaute l'a défié directement, persuadé que Rhodes ne pouvait pas vraiment apprécier que The Last Jedi soit aussi haut. Mauvais pari. Rhodes a répondu sans ambiguïté : "I love it. LOVE." Deux mots. Tout est dit. Mais le champion de catch n'en est pas resté là — il a développé, et c'est là que ça devient vraiment intéressant.

Voici le classement complet que Cody Rhodes établirait si on réorganise selon ses indications :

Position Film Star Wars
1The Empire Strikes Back
2A New Hope
3Return of the Jedi
4The Last Jedi
5Revenge of the Sith
6The Force Awakens
7Rogue One
8Solo
9The Phantom Menace
10Attack of the Clones
11The Rise of Skywalker

Franchement, pour quelqu'un qu'on ne présente pas comme un critique de cinéma, ce classement tient debout. The Rise of Skywalker en dernière place, ça au moins, personne ne va vraiment se battre là-dessus.

Luke Skywalker vu par un catcheur : l'argument inattendu

Ce qui rend la prise de position de Rhodes vraiment remarquable, c'est qu'il ne se contente pas d'aimer le film par défaut. Il articule une raison précise, personnelle, et totalement ancrée dans son univers professionnel. "My reason is fairly personal and oddly wrestling related", prévient-il d'emblée.

Son raisonnement mérite d'être cité presque intégralement : "When these legends come back, they're not the same. Didn't want Luke with dyed hair and an 8 pack doing flips… I got a broken old man with one last real punch in him. But it was a helluva punch." Pour lui, voir Luke Skywalker vieilli, abîmé, mais capable d'un ultime geste héroïque — se projeter en fantôme de la Force pour sauver la Résistance — c'est bien plus émouvant qu'un retour triomphant de superhéros sans ride ni cicatrice.

Rhodes compare ensuite ce Luke à Terry Funk, légende du catch américain des années 1980, qui a effectué un comeback épique dans les années 1990 alors qu'il avait dépassé la cinquantaine. Funk, décédé en 2023, incarnait exactement ce type de warrior usé par le temps mais capable d'un dernier éclat de génie. L'analogie est imparable.

Pour comprendre pourquoi cette lecture touche juste, voici ce que Rian Johnson a construit autour du personnage de Luke dans ce deuxième volet de la trilogie Sequel :

  • J.J. Abrams avait délibérément mis Luke en retrait dans The Force Awakens, sans expliquer pourquoi.
  • Rian Johnson a relevé ce défi narratif en justifiant cet isolement volontaire.
  • Luke utilise la Force pour apparaître à distance sur Crait, offrant à la Résistance le temps de fuir.
  • Cet effort colossal lui coûte la vie — un sacrifice silencieux, sans combat physique.
  • Ce choix de mise en scène redéfinit ce qu'un héros vieillissant peut encore accomplir.

Rhodes voit exactement ça. Pas un Luke rajeuni par la CGI ou boosté par la nostalgie, mais un homme brisé qui trouve la force d'un dernier acte décisif. C'est précisément le type d'arc narratif que les fans de catch comprennent mieux que n'importe qui : le vétéran au bout du rouleau qui sort sa dernière large nuit.

Quand la culture catch éclaire autrement la saga Star Wars

Ce que Rhodes pointe sans forcément le théoriser, c'est une lecture de The Last Jedi fréquemment ignorée dans les débats en ligne. La majorité des critiques du film portent sur la caractérisation de Luke — trop passif, trop défaitiste, pas assez héroïque. Mais cette vision du héros déclinant est précisément ce que la culture du catch célèbre depuis des décennies.

Terry Funk n'était plus dans sa prime à 53 ans. Pourtant, ses matchs en 1997 et 1998 restent gravés dans les mémoires. Pas parce qu'il était au sommet de sa forme physique, mais parce qu'il donnait l'impression de tout sacrifier chaque fois qu'il montait sur le ring. Luke Skywalker sur Crait, c'est exactement ce sentiment-là.

Si vous avez grandi en regardant des légendes du sport ou du spectacle revenir sur le devant de la scène — pas pour retrouver leur gloire passée, mais pour transmettre quelque chose une dernière fois — alors ce Luke a tout son sens. Rhodes n'a pas seulement défendu un film impopulaire : il a proposé une grille de lecture que peu de commentateurs avaient formulée aussi clairement. Et franchement, à presque dix ans de distance, ça méritait d'être dit.

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Harry
L'auteur

Harry

Harry est un adepte de la mode et de la tech qui explore l'intersection entre style et innovation. Il publie des articles clairs sur les tendances, les gadgets connectés et les wearables, offrant des conseils pratiques pour intégrer la technologie au quotidien. Son approche allie sens esthétique et rigueur technique pour aider les lecteurs à rester à la pointe sans sacrifier leur personnalité.

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