Bodybuilding : le parcours olympique d'une femme

· · 3 min
Bodybuilding : le parcours olympique d'une femme

Sophie Gregory, 34 ans, originaire d'Eastern Green à Coventry, s'apprête à fouler la scène de l'Olympia de Las Vegas en septembre prochain. Une compétition professionnelle qu'elle décrit elle-même comme les "Jeux olympiques du bodybuilding". Ce qui rend son histoire particulièrement frappante : elle n'a commencé à soulever des poids qu'en 2021, pendant le confinement.

Ancienne gymnastes de l'équipe nationale britannique jeunes, Sophie Gregory a validé sa qualification grâce à deux performances consécutives remarquables : une deuxième place lors d'un show à Reno, Nevada, puis une victoire au Toronto Pro au Canada. L'Olympia, rappelons-le, est la compétition qui a propulsé Arnold Schwarzenegger vers une carrière cinématographique mondiale après ses victoires répétées dans les années 1970.

De la salle de gym à la scène internationale : une ascension express

Tout commence sobrement en 2021. Sophie s'inscrit dans une salle, commence à s'entraîner sérieusement, puis décide de concourir dès l'année suivante. Les débuts sont durs : les juges lui conseillent sans détour de repartir travailler ses jambes et d'apprendre à se présenter sur scène. Elle ne prend pas ça comme un affront. Elle encaisse, s'éloigne des compétitions pendant deux ans, mange davantage et prend environ 12 kilogrammes de masse musculaire.

Le déclic émotionnel arrive en février 2025, à la mort de sa mère. Pour honorer sa mémoire, Sophie choisit de s'engager pleinement dans la catégorie fitness du bodybuilding, une discipline qui exige à la fois un physique sculpté et une routine gymnique de deux minutes. Ses performances, qui lui ont valu des scores parfaits, combinent grands écarts, sauts, éléments de force et figures aériennes.

Ce qu'elle s'entraîne à Kingdom Gym à Sheldon illustre à lui seul son niveau d'engagement :

  • 28 heures d'entraînement par semaine
  • Un suivi rigoureux avec son coach de Team Pro Coach
  • Une progression en 8 mois que la majorité des athlètes mettent des années à atteindre

"Peu importe comment je me sens, j'entre dans la salle et je le fais", résume-t-elle. Cette discipline mentale, pour elle, c'est précisément là que se construit la vraie confiance en soi.

Une athlète complète portée par ses racines et ses choix de vie

Sophie n'attribue pas son ascension à un seul facteur. Elle cite volontiers sa génétique et son passé de gymnaste : "Faire de la gym depuis très jeune m'a donné une base musculaire solide." Mais au-delà du physique, c'est sa manière d'aborder la compétition qui surprend.

Discipline Exigences physiques Exigences artistiques
Fitness (bodybuilding) Physique tonique et musclé Routine gymnique de 2 minutes
Bodybuilding classique Masse et symétrie Poses imposées uniquement

Mère d'un fils de 13 ans qu'elle qualifie de "raison d'avancer", Sophie Gregory puise dans ce rôle maternel une force supplémentaire. "Tout ce que je veux lui montrer, c'est que tout est possible si on s'y engage vraiment", dit-elle. Son fils, décrit comme son premier supporter, ne manque aucune de ses compétitions.

Ses objectifs ne s'arrêtent pas à l'Olympia. Elle vise aussi l'Arnold Sports Festival 2027, prévu à la fois dans l'Ohio et à Birmingham. Compétir sur sol britannique représente pour elle bien plus qu'une étape sportive : c'est une évidence personnelle. Au-delà de la victoire finale, Sophie nous rappelle que débuter une discipline à 30 ans passés n'est pas un handicap, mais quelquefois le meilleur point de départ.

Partager

Harry
L'auteur

Harry

Harry est un adepte de la mode et de la tech qui explore l'intersection entre style et innovation. Il publie des articles clairs sur les tendances, les gadgets connectés et les wearables, offrant des conseils pratiques pour intégrer la technologie au quotidien. Son approche allie sens esthétique et rigueur technique pour aider les lecteurs à rester à la pointe sans sacrifier leur personnalité.

À lire ensuite

Articles similaires