Ancienne star WWE : cours de danse pour gimmick Triple H

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Ancienne star WWE : cours de danse pour gimmick Triple H

Prendre des cours dans une école de danse pour hommes, sur ses jours de congé, juste pour tenter de décrocher un gimmick WWE. Voilà jusqu'où Brian Myers était prêt à aller en 2012 pour faire avancer sa carrière. Cette anecdote, révélée lors d'une interview avec Chris Van Vliet, illustre parfaitement la réalité souvent méconnue des coulisses de la lutte professionnelle.

Le contexte d'un duo WWE en quête de reconnaissance

En 2012, Brian Myers et Tyler Reks formaient un tag team qui peinait à se distinguer dans une carte WWE déjà chargée. Pendant des mois, les deux lutteurs avaient multiplié les matches de mise en valeur d'autres talents — ce que le milieu appelle "jobbing" — sans jamais vraiment voir leur cote monter. Faire le travail demandé sans rechigner, encaisser les défaites pour faire briller une autre superstar : c'est une réalité que beaucoup de fans ignorent complètement.

Le tournant arrive après un match handicap contre Ryback, l'une des stars montantes de l'époque. En quittant la Gorilla Position — la zone de transit juste derrière le rideau d'entrée —, le duo tombe nez à nez avec Triple H. Plutôt que de les ignorer, le futur dirigeant de la WWE les interpelle directement. C'est dans cet échange informel que germe l'idée qui changera temporairement leur trajectoire.

Triple H les encourage d'abord : "Vous vous débrouillez très bien." Mais il ajoute aussitôt qu'il leur manque quelque chose pour se démarquer. Sa proposition ? Les deux hommes lui font penser à des danseurs masculins professionnels. Un concept inattendu, presque déconcertant, mais loin d'être anodin dans un univers où le personnage compte autant que les capacités athlétiques.

Des cours de strip-tease comme investissement de carrière

Face à cette proposition, Myers aurait pu décliner poliment. Il a fait l'inverse. "À ce stade, on travaille tellement dur que je suis prêt à tout pour avancer un peu", explique-t-il avec une franchise désarmante. Cette mentalité — accepter l'inconfort pour progresser — résume bien la philosophie de survie dans les locker rooms de la WWE.

La WWE prend les choses au sérieux et organise des leçons professionnelles pour les deux lutteurs. Myers suit ses cours à New York pendant ses jours de repos, tandis que Reks s'entraîne en Californie. Il ne s'agit pas d'un simple atelier de danse sociale : Myers décrit ces sessions comme de véritables cours de strip-tease masculin, avec tout ce que cela implique en termes de technique, de gestuelle et de performance scénique.

Voici les éléments clés de cette situation, tels que Myers les a rapportés :

  • L'idée du gimmick vient directement d'une suggestion spontanée de Triple H
  • Les deux lutteurs ont suivi des cours dans deux États différents sur leurs jours off
  • Tyler Reks s'est révélé naturellement doué pour cet exercice
  • Myers reconnaît avoir eu du mal avec la danse, sans jamais envisager d'abandonner
  • La WWE avait officiellement organisé et validé ces formations

Myers est honnête sur ses limites — la danse ne lui vient pas naturellement. Reks, lui, excelle dans le registre. Cette asymétrie aurait pu fragiliser le projet, mais Myers préfère se battre avec ses lacunes plutôt que de laisser tomber avant même d'avoir essayé.

Le jour du débuts et la réaction des coulisses

Quand vient le moment de présenter le gimmick devant le public, Myers décrit une montée d'adrénaline difficile à gérer. Nerve-racking — stressant à l'extrême — est le mot qu'il utilise. Performer un personnage aussi exposé, aussi différent de sa zone de confort habituelle, devant une arène WWE, c'est un pari risqué pour n'importe quel lutteur.

Aspect Brian Myers Tyler Reks
Lieu de formation New York Californie
Aisance avec la danse Difficile, hors de sa zone de confort Naturellement à l'aise
Attitude face au gimmick Déterminé malgré les doutes Engagé et convaincant

Mais le résultat dépasse leurs attentes. Après le segment, en revenant en coulisses, le duo reçoit une ovation debout de la Gorilla Position, suivie d'applaudissements dans le vestiaire. Dans un environnement aussi compétitif que la WWE, où les critiques des collègues pèsent lourd, ce type de réaction collective est rarissime. C'est peut-être la validation la plus sincère qu'un lutteur puisse espérer.

Le gimmick ne s'est jamais transformé en arc narratif durable. Il n'a pas propulsé Myers et Reks au sommet de la carte. Pourtant, cette séquence reste gravée dans les mémoires de ceux qui y ont assisté — et dans celle de Myers lui-même, visiblement.

Ce que cette histoire révèle sur le métier de lutteur professionnel

Au-delà de l'anecdote savoureuse, le récit de Myers pointe quelque chose de fondamental dans le pro wrestling : le personnage peut tout changer. Dans une industrie où les frontières entre sport et divertissement restent floues, un gimmick percutant vaut parfois plus qu'une série de victoires. Pensez à Goldust, à Mankind, ou plus récemment à la transformation de Sami Zayn — des exemples où le personnage a redéfini une carrière entière.

Myers avait 29 ans en 2012. Il ne s'était pas encore construit le parcours qui le mènerait vers d'autres fédérations comme Impact Wrestling ou MLW. À ce stade, chaque opportunité méritait d'être saisie, même inconfortable. Particulièrement inconfortable, en fait.

Ce que cette histoire enseigne concrètement aux fans comme aux aspirants lutteurs : la volonté de se réinventer reste l'atout le plus précieux dans ce milieu. Les cours de danse sur ses jours off, la peur de monter sur scène dans un registre inédit, l'ovation finale — tout cela forme un arc narratif bien plus instructif que n'importe quel résultat de match.

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Cecile
L'auteur

Cecile

Cecile apporte la touche féminine du site, offrant un regard incisif et bienveillant sur les hommes et les relations contemporaines. Elle décortique comportements et tendances avec finesse pour aider lectrices et lecteurs à mieux comprendre les dynamiques entre les sexes.

Ses articles mêlent analyse, expérience et conseils pratiques, toujours écrits dans un style clair et engagé. Elle privilégie l'authenticité et le dialogue pour nourrir des échanges constructifs.

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