Le portrait indy : The Young Bucks

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La majorité des lutteurs se trouvant sur le circuit indépendant brillent par leurs performances en solo. Les plus talentueux d’entre eux se dirigent ensuite vers la WWE après quelques années, je pense à des lutteurs comme Seth Rollins, Kevin Owens, Adam Cole, Daniel Bryan ou encore AJ Styles. Tous ont fait les beaux jours de différentes fédérations à travers le monde. Cependant, le succès peut aussi être partagé à deux et c’est le cas des Young Bucks. Véritables stars sur le circuit indy, les frères Nick et Matt Jackson sont sans aucun conteste l’équipe la plus populaire du business (hors WWE). Que ce soit en Angleterre, aux USA, au Canada, en Australie, au Japon, tout le monde connaît ces deux athlètes. Je suis même certain qu’il en est de même sur Mars.

Nom : Jackson
Prénom : Nick
Âge : 28 ans
Taille : 178 cm
Poids : 81 kg
Nationalité : Américaine
Prise de finition : 450 Splash, Indytaker et More Bang for Your Buck (en équipe)

Nom : Jackson
Prénom : Matt
Âge : 32 ans
Taille : 178 cm
Poids : 78 kg
Nationalité : Américaine
Prise de finition : Pause And Effect, Indytaker et More Bang for Your Buck (en équipe)

Leur parcours :

Les deux frères débutent leur entraînement au tout début des années 2000 pour effectuer leur premier combat à la High Risk Wrestling en 2004. Pendant trois ans, ils vont lutter dans plusieurs fédérations indépendantes en solo avant de former l’équipe des Young Bucks en 2007. Ils  commencent à se faire connaître à la PWG et ne tarderont pas à se produire à la ROH quelque temps après. Matt Jackson est le seul à avoir fait son apparition à la WWE. En 2008, il affronte Chuk Palumbo en un contre un, mais également le Big Show dans un Last Man Standing. La TNA sera la première fédération majeure avec laquelle ils vont s’engager. Sous le nom de Generation Me, ils affronteront des équipes comme les Motor City Machine Guns ou encore Beer Money Inc. En 2010, ils prennent part à un match par équipe contre Homicide et un certain Okada (bien avant qu’il ne bouleverse le monde du catch au Japon). La popularité et le talent des frères Jackson ne cesse d’augmenter avec les années et ils finissent par rejoindre la NJPW en 2013 dans le Super Jr Tag Team Tournament. C’est lors de ce tournoi qu’ils vont rejoindre l’un des clans les plus populaires du 21è siècle, le Bullet Club. À l’époque, ce groupe était dirigé par Prince Devitt (plus connu comme étant Finn Balor à la WWE). Il s’agit sans aucun doute de la meilleure décision de leur carrière, car c’est bien au Japon sous les couleurs du BC qu’ils deviendront l’une des équipes références à travers le monde entier. Malgré tout, ils continueront d’évoluer à la PWG et la ROH où ils signeront un contrat en 2016.

Les Young Bucks en pleine démonstration d’air guitare avec Kevin Owens à la PWG

Leur palmarès :

La question n’est pas de savoir ce qu’ils ont remporté, mais plutôt ce qu’ils n’ont pas encore remporté. Trois fois champions par équipe de la ROH, une fois champions ROH Six Men Tag Team (avec Hangman Page), quatre fois champions par équipe de la PWG, six fois IWGP Jr Tag Team champions, deux fois champions Never Openweight Six Men Tag Team à la New Japan (avec Kenny Omega). Un palmarès déjà très impressionnant, mais il est possible d’en rajouter avec les autres titres glanés dans d’autres fédérations indépendantes comme la House of Glory (fédération de Tommy Dreamer), la Dragon Gate USA ou encore la Chikara. Ils sont les seuls lutteurs de l’histoire à avoir été champion par équipe de la ROH, de la NJPW et de la PWG en même temps. Actuellement, ils détiennent tous les titres par équipe de la ROH.

De l’or absolument partout

Mon avis :

Ce n’est pas pour rien que j’ai choisi l’image que vous voyez ci-dessus. Elle représente absolument tout ce que j’adore dans ce business. Le talent en solo représenté par Adam Cole, et celui par équipe représenté par les Young Bucks. Un talent qu’ils maîtrisent à la perfection. Je tente parfois de les comparer à d’autres duos tels que les Road Warriors, E&C, les Hardy Boyz, le New Day, et à chaque fois j’arrive à la même conclusion, ils sont supérieurs à toutes ses équipes. Je sais pertinemment que ma remarque ne va pas plaire, surtout si je dis qu’ils sont meilleurs que les Hardy. Cependant, Jeff et Matt ont eux-mêmes déclaré que c’était la meilleure équipe qu’ils aient affronté. Mon argument est donc parfaitement valide. Je respecte le travail des Hardy, mais le fait qu’ils soient à la WWE ne me fera pas changer mon choix. C’est le principe même du circuit indy, les talents peuvent s’exprimer sans retenu. La preuve, la gimmick de « Broken » Matt a vu le jour sur ce circuit et c’est bien la meilleure gimmick de sa carrière. Les Young Bucks exploitent chaque partie de ce business. Ils sont très actifs sur les réseaux sociaux, les matchs qu’ils proposent sont très rarement décevant, ils ont même une série sur Youtube qui fait un carton. Les voir utiliser les slogans « Too sweet », « Suck it », ce n’est pas du vol, ils proposent seulement le concept à une nouvelle décennie, et ça fonctionne très bien.

Les Young Bucks après leur victoire contre les Hardy dans un TLC à la ROH

Les matchs à voir :

– The Young Bucks vs. MCMG vs. Kazarian & Daniels Ladder War, All Star Extravaganza VIII, Ring of Honor
L’un des meilleurs ladder matchs de l’histoire selon moi.

– The Young Bucks vs. The World’s Cutest Tag Team (Candice LeRae et Jey Ryan) Guerilla Warfare, PWG Eleven, Pro Wrestling Guerilla
Sans conteste mon match par équipe favoris. Une performance incroyable du début jusqu’à la fin. Je ne connaissais aucun des quatre compétiteurs au départ, j’ai très vite appris.

– Adam Cole et les Young Bucks vs. Ricochet, Matt Sydal et Will Osperay, PWG Battle of Los Angeles nuit 2
Le premier match noté 5 étoiles par Dave Meltzer à la PWG.

– The Young Bucks vs. The Dojo Bros (Eddie Edwards et Roderick Strong) vs. The Inner City Machine Guns (Rich Swann et Ricochet), Three Way Ladder Match, PWG Ten

Je ne propose que quatre matchs, mais je pourrais vous les proposer tous. Comme je l’ai dit plus haut, c’est très rare de les voir sortir des mauvais combats. Au pire des cas, ils n’obtiennent que des 3 ou 3.5 étoiles pour les plus « mauvais ». Durant les trois dernières années, ils étaient plus proches des 4 étoiles.

 

Voilà, c’est tout pour ce portrait indy consacré aux Young Bucks. J’espère vous avoir fait découvrir cette équipe exceptionnelle si ce n’était pas déjà le cas. En ce qui me concerne, je les considère comme le visage du circuit indépendant. Il est impossible de passer à côté d’eux sans les remarquer étant donné que nous les voyons partout et sans être à la WWE. Peu de lutteurs sur le circuit indy peuvent se vanter de réussir cette prouesse. Les Bucks jouent carte après carte avec beaucoup d’intelligence. Pour le prochain numéro, nous retournerons au Japon sous une pluie d’or.